
10 trucs qu’on a appris au contact de notre famille
Débrief post crise d’adulescence
C’était pas facile, on en a bavé, mais c’est officiel : on peut se sortir “grandi·e” de cette expérience qu’on appelle la famille (biologique, adoptive, et/ou choisie). Mais si, vous savez, ces gens que vous pratiquez depuis vos premières dents ? Retrouvez ici et en exclusivité nos meilleurs skills et considérations en tous genres pour apprendre à mieux les supporter aimer.
Parce qu’il n’y a pas deux familles similaires (on en parlait lundi !), et pour avoir une espèce de vue d’ensemble, on a écrit à quelques ami·es pour leur demander ce qu’ils·elles pensaient avoir appris de cette expérience / aventure qu’on appelle la famille. Synthèse en dix points.
La famille, dixit l’une de nos potes, c’est “ce truc chelou qui te donne à la fois l’expérience du collectif et de l’amour puissance 1000 ET les skills pour apprendre à te démerder toute seule.”. Visez l’ampleur du paradoxe, ET bienvenue dans l’âge adulte (#confettis) !
À la fois première expérience aliénante du groupe (sous-titre : les intérêts de la famille pass(ai)ent avant les vôtres), la famille, c’est aussi le portail magique qui vous fait partir à la découverte de votre liberté et de votre individualité. Comme quand vos parents voulaient faire de vous une pianiste classique et que vous avez envoyé balader tout le monde pour vous inscrire à des cours de rugby.
Du même coup - et sans que l’on sache vraiment s’il s’agit d’un super-pouvoir ou d’une super-casserole - on découvre avec ces personnes le concept de l’altérité. Aussi bien sur une gamme type “l’enfer c’est les autres” que sur celle du “plus on est de fous plus on rit” (ha-ha-ha).
Parce que - attention spoiler : “nos parents et notre famille sont juste des personnes comme les autres”. Des êtres humains, quoi. Pas parfait·es, pas irréprochables, avec des idées plus ou moins discutables... et c’est parfaitement ok. En tous cas, ça l’est, s’il y a de la place pour vous, et de la place pour en discuter.
Résultat : la famille est le lieu d’expérimentations hardcore autour des notions à peine primordiales type partage / bienveillance / soin de soi / soin de l’autre. On y découvre que l’amour, (comme les enfants, les parents, les personnes) - n’est pas livré avec le mode d’emploi. Bref : que c’est tout un casse-tête de savoir ce qui est bien pour soi. Pour les autres. En tant que personnes. En tant que famille. En tant que… #migraine.
Pour ne rien gâcher, les visions du couple, de l’amour, du mariage, des enfants (bref du full package famille) n’ont jamais autant changé que ce dernier siècle. Alors pour certain·es d’entre nous, la famille est un terrain (parfois miné) mais aussi riche de rencontres inter-générationnelles. Ou, en d’autres mots : “que dire et comment parler avec son père et sa mère (sans s’énerver) quand on se sent l’âme d’une Greta Thunberg ?”
Truc chouette néanmoins, la famille peut aussi être le coeur de la (re)découverte du pouvoir de la sororité. Avoir des femmes dans notre famille qui nous inspirent, que l’on aime, qui nous soutiennent “nous donne la possibilité de redécouvrir l’amitié féminine. Et d’élargir sa tribu, en se trouvant d’autres soeurs, partout.”
Dans la série soft-skills spé sociabilité : la famille c’est découvrir les vertus (entre seum et sagesse) “de savoir au juste quand l’ouvrir et quand on doit la boucler”. Parce que si potentiellement toutes les vérités sont bonnes à dire (gros débat), n’en reste pas moins qu’il y a un moment pour le faire (calmez-vous, et reposez ce couvert à salade).
Parce que c’est vraiment avec sa famille qu’on s’en rend compte : loving is hard work - l’amour c’est du fckn boulot. Quo-ti-dien. Parfois c’est décourageant, et parfois ça n’en vaut carrément pas le coup (coût ?). Jusqu’à ce que bim-bam-boum : on trouve d’autres manières pour que ce soit l’amour (fou).
Ceci dit, et c’est important : famille ou pas, si ça ne va pas, ça ne va pas. Parce qu’un des trucs qui caractérise le passage à l’âge adulte, c’est aussi de pouvoir entretenir avec ces personnes des rapports d’égal·e à égal·e. Pas de raison qu’on vous traite toujours comme si vous aviez 14 ans alors que vous avez un Bac +8. M****e, à la fin.







