Repenser le quotidien

 

Quand on vit ensemble (à moins de ne pas se connaître, et de partager des relations “circonstanciées”) on a souvent l’impression de littéralement devoir tout vivre ensemble. Parce qu’on fait en quelque sorte “fusion” dans un espace commun, on en vient à expérimenter et découvrir quelles sont nos limites, nos besoins et désirs en terme d’indépendance et d’espace personnel.

Résultat : dire à ses colocs ou son/sa partenaire que l’on aimerait avoir une soirée solo à la maison de temps en temps semble tout bonnement impensable. Pourtant c’est pas (si) compliqué, et on peut faire des compromis très simples (genre : “Tous les mardis soirs je vais au cinéma, je te laisse la maison jusqu’à 23H30. Tu fais pareil pour moi le jeudi ?”). Et si au début ça peut sembler bizarre, vous verrez : un aménagement bénéfique à tout le monde met souvent tout le monde d’accord.

 

 

Mettre les choses sur papier

 

Ça peut avoir l’air flippant de tout formaliser, ON SAIT, mais en fait c’est la clé pour s’éviter des conversations quotidiennes sur la sortie des poubelles et le nettoyage des WC par la suite. Le but : décider collectivement - si besoin - d’un ensemble de “règles”, en comprenant bien qu’elles ne sont là pour étouffer personne, mais pour fixer un cadre de fonctionnement tacite et harmonieux. Parce qu’une maison au quotidien, c’est du fckn boulot.

Ainsi, on ne flippe pas de poser la question à sa/son partenaire, ses colocs, (etc) au début de l’aventure ou si le besoin s’en fait ressentir. Et on évite ainsi les dynamiques toxiques qui veulent que certain·Es portent la fameuse charge mentale plus que d’autres.

 

 

Faire chambre à part

 

Des dizaines d’idées géniales qu’on a tirées du livre Chez Soi de Mona Chollet, il y a celle-ci : celle de réhabiliter le système de la chambre à part, version 2k19. On s’explique : la chambre à part a mauvaise réputation et équivaut souvent dans l’imaginaire collectif à décréter la mort de la vie sexuelle d’un couple.

 

Que nenni, pourtant : car avoir chacun·e sa chambre dans un couple, c’est reconnaître à chacun·e son espace personnel et sa manière de l’investir (#decorationmatters). Et aussi se filer l’opportunité chaque soir de choisir si l’on a vraiment envie de dormir ensemble.

Parce que comme le dit Queen Chollet, finalement, le lit est l’endroit où chacun tire le plus la couverture à soi (punchliiiiiine). Évidemment, on n’a pas toujours les moyens de s’offrir un appart’ à deux chambres : mais ça peut aussi faire du bien d’en parler et d’y penser.

 

 

Admettre quand ça ne marche pas

 

Petit bonus pour la forme : parfois, la vie ensemble, ça ne marche pas (ou plus). Et même si c’est triste et que c’est dur à avaler, c’est pas grave. On veut dire par là que le reconnaître n’est pas un constat d’échec pour la relation en soi, seulement pour CE mode opérationnel (la cohabitation). On peut “sauver” une relation de couple en changeant d’appartement, on peut faire grandir une amitié en reconnaissant qu’on n’arrive pas à vivre ensemble.

 

Et si vous voulez encore plus de bonnes idées pour repenser votre rapport à la maison, la coloc, le couple ou la vie, lisez, offrez, relisez, et partagez le génial livre de Mona Chollet Chez Soi.