Comment réussir à être soi-même en famille ?
Le guide de survie des fêtes de fin d’année
Dans moins d’une semaine, c’est le début des fêtes de fin d’année. Autrement dit pour certain·es : le point de départ d’un rodéo sans nom à jongler entre cadeaux et micro-agressions. Parce que la famille, ça peut aussi être ça : ne pas être reconnu·e pour ce que l’on est vraiment. Petit guide incomplet mais pas déconnant de survie à destination de celles et ceux qui n’ont pas envie de se faire emmerder par leurs proches à Noël.
Si vous avez l’impression que Noël, c’est vraiment, complètement fake
Parce que Noël est une période de transe chelou où tout le monde s’accorde sur le fait que “la vie c’est génial et vive le vent d’hiver”, les fêtes de famille peuvent prendre un certain côté théâtral. On soigne la déco, la vaisselle, les bougies - on se sape sur son 31, bref : on donne tout pour que ce soit parfait.
Le problème : on vous le donne en mille : parce que la vie ça n’est jamais jamais (parfait) , les réunions de famille peuvent vite virer au spectacle et/ou au drame.
Ce que vous pouvez faire : askip, il devient difficile pour un groupe de fonctionner harmonieusement quand il dépasse les 6 personnes. Vous voyez où on veut en venir ? S’il a un truc qui ne va pas, ne déballez pas ça au milieu du repas de famille. Prenez le temps de discuter calmement avec les personnes concernées sans impliquer (nécessairement) tout le monde.
Si vous souffrez de Troubles du Comportement Alimentaire
Les fêtes de fin d’année, qu’est-ce que c’est ? Entre autres : un torrent de bouffe, d’alcool, de gourmandise - ou en d’autres mots, un moment critique pour les personnes souffrant de Troubles du Comportement Alimentaire (TCA). Un trouble qui, bien souvent, débarque à l’adolescence et dont il n’est pas toujours évident de parler (calmement) avec ses parents ou sa famille.
Le problème : vous oscillez entre pensées toxiques / obsessionnelles sur ce que vous allez manger / ce que vous n’auriez pas dû manger / ce que vous ne mangerez pas… L’enfer quand, à table, vous voulez faire plaisir à tout le monde / ne pas gâcher l’ambiance / vous épargner une conversation sur votre poids avec vos grands-parents. C’est donc parfaitement normal que l’approche des fêtes de fin d’année puisse générer du stress.
Ce que vous pouvez faire : Les TCA jouent sur des triggers très particuliers liés au contrôle (de soi, de la situation) - et impactent votre santé physique et mentale : vous n’avez pas à affronter ça seule. Le mieux : vous trouver un·e allié·e dans votre famille (quelqu’un qui puisse comprendre, vous soutienne avec bienveillance, bref quelqu’un QUI NE JUGE PAS) ou prévenir un·e ami·e pour avoir un soutien, au besoin, à l’autre bout du fil.
Vous pouvez également lire cet article (en anglais), qui vous donne d’autres pistes pour toujours plus de self-care.
Si vous vous sentez "à la marge" de votre famille, ou de celle de votre partenaire
Parce que la couleur de votre peau, parce que votre orientation sexuelle, votre confession religieuse, votre âge, votre poids, votre célibat choisi ou votre gueule qui ne leur “revient pas”… dans certaines familles, les fêtes de fin d’année sont carrément la foire aux micro-agressions (avec “points bonus” pour tout ce qui se termine en -isme ou en -phobie). Alors si vous n’avez pas (exactement) l’impression d’être la bienvenue chez vous ou chez la personne que vous aimez, on commencera par vous dire : force et courage à vous.
Le problème : vous n’allez pas encore passer votre 24 (ni votre 31) à faire un cours sur au choix : le privilège blanc / les droits des femmes / les opinions visiblement vieille France de votre grande-tante au sujet de votre statut de mère célibataire ou des “cheveux exotiques” de votre mec/meuf. Ceci dit, vous n’allez pas non plus passer votre temps à baisser la tête en répondant oui-oui.
Ce que vous pouvez faire : évaluez votre auditoire : qui est autour de cette table ? Qui pourrait être un·e allié·e, au besoin ? Ne culpabilisez pas, et protégez-vous : privilégiez les conversations en petit groupe avec des personnes choisies, et prévenez vos meilleur·es potes qu’ils risquent de recevoir des textos enflammés façon thread sur le racisme de votre belle-mère. Enfin, si vous êtes dans la famille de votre partenaire, parlez-en avec lui/elle en amont et voyez les stratagèmes que vous pouvez trouver ensemble pour mieux vous protéger l’un·e/l’autre.
Bref, quelle que soit votre situation, si pour vous les fêtes de fin d’année sont l’équivalent d’un ring sur lequel vous avez la flemme de monter : économisez vous, économisez vos forces, et choisissez vos combats. Et si vous vous sentez d’humeur à faire une BA, offrez-leur du grain à moudre pour l’année prochaine.







