City Guide : long week-end à Lanzarote
Exactement ce qu'il nous faut
Les Canaries vous connaissez ? Au large du Maroc, cette péninsule espagnole de 7 îles cachent une pépite insoupçonnée, l’île de Lanzarote. Particulièrement préservée du tourisme de masse, tournée vers l’écologie et le slow-tourisme, ce territoire volcanique offre des paysages à couper le souffle pour tous les styles de kiffs ambiance playa et palmiers ou bien désert et cactus. Tour d’horizon de nos meilleurs plans sur place.
Team volcan
Pour être sûr d’avoir accès à toute l’île, louer une voiture à l’aéroport est la meilleure solution. Sinon, des bus existent mais les horaires sont plus qu'aléatoires et desservent uniquement le nord… Si vous n’avez pas le permis et personne sous le coude pour vous conduire, il existe toujours les taxis.
Une fois votre moyen de transport trouvé, la première chose à savoir sur Lanzarote, c’est qu’il s’agit d’une île volcanique. Cette particularité donne à voir un ensemble d’attractions touristiques naturelles, rassemblées sous des pass de 23,50 € à 35 € pour trois, quatre ou six sites, très bon plan.
En premier, rendez-vous à l’incontournable parc des volcans Timanfaya, où le site ne se visite qu’en autocar tellement les champs de lave figés sont impraticables. N’oubliez pas de passer par le musée gratuit juste à côté qui explique l’origine et le mécanisme des volcans, si vous n’avez pas fait de sorties scolaires à Vulcania en Auvergne, ça vaut le coup. Au nord de l’île, retrouvez la grotte paradisiaque Jameos del Agua, et descendez explorer le tunnel de lave Cueva de los Verdes avec un guide, garanti safe et accessible aux moins sportif·ves.
Si vous êtes plutôt team rando, les volcans Caldera Colorada et Caldera de Los Cuervos sont pourvus de sentiers qui en font le tour et vont même en son sein, ambiance Seul sur Mars ou Seigneur des Anneaux, au choix.
Team playa et petits villages
Si vous venez pour la farniente, vous ne serez pas déçue non plus, les plages de Lanzarote qui courent tout le long des côtes sont toutes plus belles les unes que les autres. Vous pouvez louer un équipement de surf à Famara ou observer un lagon vert à El Golfo à l’ouest, vous poser dans la magnifique crique de la Playa de Papagayo au sud, admirer la côte nord depuis l’observatoire Mirador del Rio, vous balader dans les rochers à marée basse de Caletón Blanco, bosser dur votre bronzage sur la plage du village balnéaire de Costa Teguise, ou encore barboter dans les piscines naturelles de Punta Mujeres à l’est.
Pour manger et shopper des petits gifts sympas on vous recommande le jardin des cactus, son restaurant et sa boutique qui propose burgers et confitures à base de cactus (oui oui ça se mange). La ville de Teguise au milieu de l’île regorge de boutiques locales, à base de pierres précieuses et fromages du pays. Pour dej ou pour dîner, les spécialités ne sont pas nombreuses mais délicieuses, poissons pêchés sur place, fromages de l’île, pommes de terre et légumes locaux sont à la base d’un bon repas.
Si vous êtes au sud, on vous recommande Casa Torano à El Golfo pour son poisson du jour ultra frais. Tout au nord dans la ville d’Orzola, vous pouvez dîner à CSC Caletón Blanco de délicieuses croquettes de poissons faites maison, et de fromages grillés à la plancha. À l’est à Arrieta, rendez-vous sur la terrasse du Restaurante Amanecer pour une vue unique et des petits tapas sympas. Amatrice de vins ? Plusieurs bodegas vous attendent au milieu de l’île pour goûter le fameux vin volcanique de Lanzarote.
Team culture
Si vous trouvez l’île vachement bien préservée du tourisme, c’est normal, on doit cela à César Manrique, la personnalité la plus connue de Lanzarote. Artiste peintre, céramiste et architecte, Manrique est né à Arrecife, la capitale de l’île en 1919. Étudiant l’art à Madrid puis exposant à New York, il revient à Lanzarote en 1968 et décide de s’y installer.
Amis de personnalités du cinéma ou de la musique, il contribue à la reconnaissance de l’île à l'international comme destination touristique, tout en se mobilisant auprès des politiques publiques pour en faire un espace préservé. Résultat : impossible pour les promoteurs immobiliers d’installer des panneaux publicitaires ou de construire des immeubles de plus de trois étages ailleurs que dans la capitale.
Son héritage est à découvrir dans ses deux résidences, la Cesar Manrique House Museum à Haria et César Manrique Foundation à Tahiche, à la fois musées et témoins de l’impact de César Manrique. On peut également visiter la maison volcanique qu’il a construite pour son ami l’acteur Omar Sharif (fun fact : ce dernier a perdu la maison en la jouant au bridge le soir même après l’avoir acquise) et se poser pour siroter une boisson face à la piscine creusée. De jolies cartes postales et souvenirs kitchs sont à shopper dans les trois maisons.
Hanneli Victoire







