6 conseils pour vous ménager si vous commencez à fatiguer au travail
L’art de lever le pied
Le combo janvier + froid + pandémie vous donne parfois envie de snoozer votre réveil jusqu’à 17h30, ou d’envoyer une lettre de démission dans un demi-sommeil ? Okkk, well, il se peut bien que vous ayez besoin de vous ménager (au moins en attendant vos prochaines vacances). Here comes 6 conseils - du plus anecdotique au plus drastique - pour apprendre à lever le pied au boulot avant de péter un câble.
#1 Boire moins de café
Plus vous êtes fatiguée, plus vous picolez du café ? On connaît. Et même si ça peut sembler logique de consommer plus de boissons stimulantes dans votre état, ce n’est pas une si bonne idée que ça.
Quand vous êtes en forme, vous pouvez tout à fait vous envoyer deux cafés le matin et rider votre journée avec l’énergie d’une lionne. Mais si vous êtes crevée, vous pouvez avoir tendance à en abuser pour compenser la fatigue… alors qu’un café ne remplacera jamais une bonne nuit de sommeil. Résultat ? Irritabilité + insomnie le soir venu. Sans compter que le café n’est franchement pas la bonne boisson pour la team des anxieuses-angoissées (coucou la tachycardie et le stress). Préférez-lui le thé (en quantité raisonnable) le maté ou une infusion de ylang-yang (bien connue pour ses vertus anti-stress), et gardez un œil sur la manière dont vous dormez le soir venu. Les troubles du sommeil sont un des signes indicateurs d’un début de burn-out, donc surveillez tout ça de près.
#2 Vous coucher plus tôt
Ça peut être un des symptômes de la fatigue au taf : vous êtes crevée donc vos journées vous semblent plus longues et plus éprouvantes (alors même que vous avez l’impression d’en faire moins). Résultat ? Le soir venu, on a comme une envie de mettre en place des stratégies compensatoires pour se faire plaisir et oublier ces journées difficiles. C’est comme ça qu’on finit à 3 heures du mat’ à se dire « allez, juste un dernier petit épisode d’Ally Mcbeal », alors qu’on a un besoin désespéré de sommeil.
Évidemment qu’on ne va pas vous empêcher de vous faire plaiz’ en vous évadant dans la fiction. Une bonne idée, ceci dit, peut-être de passer un deal avec vous-même pour limiter la casse - en éteignant la lumière avant minuit un jour sur deux par exemple.
Pour vous aider à faire un gros hug à Morphée sans problème, vous pouvez demander à votre médecin de vous prescrire de la mélatonine (l’hormone du sommeil, beaucoup moins invasive qu’un somnifère ou un anxio).
#3 Vous réveiller plus tard
Évidemment, ce n’est pas à la portée de tout le monde et ça dépend des aménagements que vous pouvez faire avec votre taf, MAIS, si vous êtes dans une spirale où vous snoozez votre réveil trois fois minimum, osez vous faire le cadeau de mettre votre réveil 30 minutes plus tard. Et pioncez tout votre saoul sans culpabiliser.
#4 Écouter vos limites
Votre corps vous parle : écoutez-le. En d’autres mots, n’essayez pas (forcément) de repousser vos limites car votre fatigue est peut-être le signe… que vous les avez déjà atteintes.
Carburer sur un motif type : « je sais que je peux en faire plus, la preuve : j’en faisais beaucoup plus il y a deux mois » n'est pas forcément la bonne stratégie quand vous sentez que vous fatiguez. Pourquoi ? Peut-être précisément parce qu’il y a deux mois, vous en faisiez trop. Ou bien tout simplement que vous étiez plus en forme à ce moment-là. Et vous savez quoi : c’est parfaitement OK.
#5 Détectez le type de repos dont vous avez besoin
C’est la Docteure Saundra Dalton-Smith, physicienne et chercheuse aux Etats-Unis qui nous a soufflé cette idée dans son Ted Talk : elle explique qu’il existe 7 types de repos différents (repos physique, créatif, mental, social, sensoriel, spirituel et émotionnel), et que le but, grosso modo, est d’identifier celui qui nous manque pour tout piger à ses besoins et se faire du bien en conséquence.
Even better : elle a conçu un petit test, le “Rest Quiz”, accessible gratuitement en ligne pour que vous puissiez faire le point de votre côté. C’est juste ici (et c’est en anglais, malheureusement, mais assez facile à décrypter).
#6 Parlez, parlez, parlez
À des potes, ami·es, proches, pour commencer : dites-leur comment vous vous sentez, et n’hésitez pas à demander conseil - il y a de grandes chances qu’iels aussi aient déjà vécu des moments similaires, et vous pourriez bien chiner deux-trois conseils au passage.
Ensuite, n’hésitez pas à aborder le sujet sur votre lieu de travail : à un·e collègue dont vous vous sentez proche, puis à votre / vos supérieurs. Et rappelez-vous bien qu’il n’y a pas de honte à avoir des moments de faiblesse : on ne peut pas être au top tout le temps, au taf comme dans la vie.
Vous pouvez aussi vous rencarder auprès d’un·e professionnelle - psychologue, psychiatre, médecin généraliste… Toustes les interlocuteur·ices sont bon·nes à prendre pour vous accompagner dans ce moment difficile.







