On a rencontré 3 meufs qui ont osé tout plaquer
Et ça nous a donné des idées
Laissez-nous deviner : vous êtes en CDI dans la même boîte depuis votre diplôme en poche. Si cette stabilité fait la fierté de TOUTE votre famille, dans votre tête, c’est le gros bordel. Vous continuez de gribouiller des stratégies de reconversion bien montées dans votre bullet journal. Bref, vous avez besoin d’un déclic. Peut-être que ces témoignages vont vous aider à avoir l’impulsion dont vous avez besoin.
Vous avez peut-être déjà vécu cette scène où avec votre meilleure pote, vous vous êtes dit « et si on montait notre boîte ? ». Elles, elles l’ont fait. Coralie et Clémentine sont Niçoises. Avant, elles bossaient dans le milieu de la communication. Clémentine était conceptrice-rédactrice en Freelance. Coralie bossait dans le milieu de l’événementiel. Elles ont fait d’un café parisien leur QG. À peine installées, elles s’amusaient à balancer plein d’idées de reconversions pour enfin monter LEUR projet. Ok, il y a eu pas mal d’idées WTF (mais on a promis de rien vous divulguer, déso). Mais dans le lot, il y a eu AŸ Cactus, la marque de cactus personnalisable et colorée.
Quand avez-vous voulu vous lancer dans le milieu de l'entreprenariat ?
Quand tu bosses pour une boîte, tu fais des choix mais qui ne sont pas TES choix. Et c’est normal, mais c’est terriblement frustrant. Du coup, on a commencé à balancer l’idée : et si on montait notre agence ?! On est jeunes, on peut faire des trucs. On a les compétences. On est compatibles. Allons-y.
Comment est né le projet AŸ Cactus ?
C’est sur Instagram qu’on a flairé cette tendance green en devenir. On parle d’il y a quatre ans. On a flairé une niche potentielle : on aime les plantes, on n’a pas la main verte et on habite dans un petit appart’, pas ultra lumineux. Alors, le cactus, c’était une évidence. Puis, on voulait qu’il soit personnalisable. Pour peu à peu devenir un cadeau qu’on offre ou qu’on s’offre. Bon, il y a eu pas mal d’essais, de prototypes avant, mais on a opté pour la boîte de conserve. Avec la conserve, on pouvait offrir une création unique grâce à l’étiquette qu’on vient coller dessus.
Qu’est-ce qui vous a fait vous lancer à plein temps dans cette aventure ?
Le projet a pris immédiatement. On a vite compris que ça pouvait devenir notre job à plein temps. Tu crées 2-3 boîtes mails pour faire croire qu’il y a une grande équipe derrière histoire de crédibiliser le projet. Alors qu’il n’y a que nous.
Un conseil à donner à nos lectrices ?
En parler, beaucoup. Enfin qu’à des personnes de confiance. Il faut savoir s’écouter et se faire confiance. Si tu crois en ton projet, il faut y aller. Faire les choses pour soi. Que ça réponde à un besoin personnel. Tu passes par pas mal de galères alors pour survivre il faut être motivée.
Quel est votre mantra ?
Chaque merde, chaque galère a une réponse positive.
Pour (s’)offrir une de leur création, vous pouvez vous rendre sur leur e-shop. Comptez 29€ pour un cactus. Ou, si vous êtes à Paris et que vous souhaitez les voir entre vos mains avant de craquer, vous pouvez réserver un créneau pour voir toute la collection dans leur showroom.
AŸ cactus, 6 Rue Notre Dame de Nazareth, 75003 Paris
Et pour les suivre sur Insta, c’est par ici
Geneviève, 30 ans, a fait des études pour devenir experte-comptable. Une fois diplômée, elle travaille pour plusieurs cabinets d’expertise-comptable. Mais elle plaque tout une première fois pour réaliser un de ses rêves : partir vivre en Allemagne. C’est là-bas qu’elle commence à faire de la peinture sur céramique. À son retour à Paris en septembre 2017, un an et demi après, elle souhaite continuer la peinture sur céramique mais impossible de trouver cette activité à Paris ou, c’est très contraignant (des horaires pas arrangeants, hors-de-prix, pas adapté au rythme de vie). C’est à ce moment-là qu’elle prend conscience qu’il y a un truc à faire.
Comment on passe d’experte comptable à entrepreneuse ?
Comptable et entrepreneur c’est pas compatible. Nous (les comptables), on ne voit que les risques. Je n’ai jamais eu envie d’entreprendre, pour avoir vu beaucoup de gens se planter. Surtout quand on a une sécurité de l’emploi, je ne vois pas quel est l’intérêt ? En compta, on a ce principe de prudence, ce qui n’est pas à mon avantage. Sauf que j’avais cette idée en tête. Quand tu penses qu’à ce truc là, c’est qu’il y a quelque chose à faire.
Pourquoi t’être quand même lancée ?
Je me disais que si je le faisais pas, quelqu’un d’autre allait le faire. Pendant 3-4 mois, j’ai commencé à imaginer mon business plan pour y mettre toutes mes idées. Je m’étais fixée comme deadline le mois de janvier 2018 pour assumer pleinement mon choix et me lancer à 100% dans ce projet. En avril 2018, j’ai commencé à animer quelques ateliers dans des lieux pour tester le projet : voir s’il y avait un engouement autour de la peinture sur céramique.
Tu as lancé ton projet toute seule, comment tu as fait pour tout gérer ?
Je partais avec l’handicap de n’avoir aucun réseau. Il n’y a pas d’entrepreneurs dans mon entourage. Pendant 3-4 mois, je passais mon temps à aller voir des talks, des workshops et je passais beaucoup de temps chez Mona pour rencontrer des gens qui pouvaient m’inspirer, m’aider. Google devient ton meilleur ami. Tu trouves beaucoup de conseils. J’ai pas mal fait des mooks.
Tu regrettes parfois ?
T’as toujours des galères quand tu entreprends. Mais t’arrives à passer outre. Je préfère y aller à fond, peut-être me planter, mais c’est pas grave. Je n’aurais pas de regret.
Un conseil à donner à nos lectrices si elles ont un projet en tête ?
Il ne faut pas avoir peur du changement. Il faut être motivée, déterminée. Sans être bornée. La limite est parfois difficile à jauger. Il faut aimer les risques. Quand t’as une idée en tête, il faut y aller.
Depuis le mois de novembre 2018, Geneviève a concrétisé son projet : le Céramicafé, mi-café, mi-atelier. Si vous êtes à Paris, vous pouvez vous y rendre du mercredi au dimanche de 14h à 20h (et jusqu’à 22h les jeudis et vendredis). On vous conseille fortement de réserver un créneau surtout le week-end. Pour vous donner une petite idée, comptez 14€ pour personnaliser une tasse en céramique, avec tout le matériel nécessaire à disposition ou 49€ pour un vase.
L’Atelier Geneviève, Céramicafé, 6 Rue Saint-Bernard, 75011 Paris
Pour la suivre sur Insta, c’est par ici







