On commence par une claque (une vraie de vraie) ? La série britannique Mood conjugue le trash et l'humour-désespéré de Fleabag avec le politique d’un I May Destroy You et le… Indescriptible de ce qu’elle raconte.

 

On pourrait vous dire que c’est l’histoire d’une meuf talentueuse, badass et prolo qui vit dans le East London en 2022. On pourrait vous expliquer que cette meuf voudrait être une artiste mais que le monde lui met des bâtons dans les roues (....bon, et aussi qu’elle passe sa vie à fumer des gros oinj dans sa chambre, OK). On pourrait également vous parler de la façon dont la série dépeint l’impact des réseaux sociaux sur nos vies, abordant au passage le sujet du travail du sexe, sans oublier de nous kicker la gueule à coups de gros sons / textes interprétés par l’héroïne (brillante) en mode comédie musicale vénère… Mais on ne vous aurait rien dit. Alors vous savez quoi ? Regardez Mood, SVP. On parie que vous n’allez pas le regretter.

 

Mood, saison 1, une série de Nicole Lecky à découvrir sur Canal, par ici. La bande annonce par là.

L’angoisse. C’est, globalement, le sentiment qu’Esther expérimente au quotidien dans sa vie. Les gens la font flipper (coucou l’anxiété sociale) et la sexualité encore plus. Un peu comme pour Roméo, son crush - flippax maladif et toujours puceau (comme elle) - sans vouloir vous spoiler.

 

Méga-mims, hyper drôle et aussi brut qu’un selfie du dimanche soir en mode ramasse, Malaisant se gobe d’une traite sur Insta (où les 23 épisodes sont dispo en story), ou se binge en mode court-métrage sur Arte.

 

Version longue ou version courte, make a pick, mais quoiqu’il : cette série si touchante vous en dira tellement sur ce qu’est le quotidien d’une personne timide et sensible. Bref : elle raconte autant ce que sont nos envies de pécho que nos doutes / craintes / angoisses existentielles face au sexe et la sociabilité. Un bijou mi-tendre mi-cynique à déguster pour se remettre les yeux hors les balises de la norme et dans les trous de l’amour.

 

Malaisant, un projet et court-métrage de Louise Condemi à découvrir sur Arte par ici ET sur Insta par là

Envie de vous casser au bout du monde pour oublier l’humanité et ses travers de type relous / sordides ? On a le parfait plan pour vous - aka le docu Au plus près des requins (bah oui, y’a quoi ?), qui saura vous entraîner dans les abysses bleues des océans en mode “voyage-voyage” inédit, et tellement bien documenté.

 

Au programme de cette pépite : barouder sous les nageoires de trois femelles de cette espèce injustement shamée (pas merci Les Dents de la Mer), dans leur quête de kif et de survie en 2022. Raconté par la trop cool Bérénice Béjo, ce docu bien mouillé et passionnant propose une immersion unique (ces images, OMG !) dans la vie d’une requin-marteau ou d’une grand requin blanc - des Galapagos au Costa Rica en passant par la Colombie. Si ça fait du bien de foutre le camp de la requinerie du réel ? Oh que oui.

 

Au plus près des requins, un documentaire de Pauline Liétar et Frédéric Febvre, raconté par Bérénice Bejo, à découvrir sur France TV, par ici.

Si on triche un peu ? OK, kind of… Mais pas vraiment. Parce que, oui, on pourrait vous dire de lire le tout nouveau trop cool livre Futur·es de Lauren Bastide (et d’ailleurs, évidemment qu’on vous le recommande).

 

Mais en attendant de le lire (ou avant, ou après, ou pendant), on ne saurait que trop vous conseiller de vous mettre dans les oreilles ce superbe épisode du podcast cuisiné par la librairie L’Affranchie avec queen Bastide herself.

 

Ce que vous trouverez dans cet épisode ? Un shot d’espoir lucide et d’idées concrètes pour refaire le monde (aussi désespérant soit-il). Et autant vous dire que ça fait tellement de bien de trouver de quoi continuer à se battre et réinventer nos luttes.

 

Bon et puis, tant que vous y êtes : lancez-vous sur le reste des épisodes du podcast, t’sais.

 

FUTUR·ES, rencontre avec Lauren Bastide, un épisode de l’Affranchie Podcast à écouter sur toutes les plateformes ou sur Apple Podcasts par ici.

C’pas tous les jours qu’une telle bouffée d’air frais arrive dans le paysage des séries made in France (vraiment pas). Et ce shot d’oxygène a un nom - aka Fara, le personnage de la si bien (et si ironiquement) nommée série Miskina (aka, grosso modo “la pauvre”, en arabe).

 

Cette (anti) héroïne ne cherche pas à plaire et OMG : ça fait tellement du bien. 30 ans, célibaire, bardée de TCA, de stress, de projets qu’elle n’arrive pas à faire aboutir, et déchirée entre la culture muslim et ses multiples crushs… Cette série tire le portrait, si précieux, subtil (et golri) d’une meuf à la Bridget Jones façon rebeu et sauce 2022. On a ri, on a kiffé, on a respiré. C’est un grand oui.

 

Miskina, la pauvre, une série de Melha Bedia et Yoann Gromb à binger sur Prime Video par ici.

Vous faites partie de la team de celleux qui ne veulent pas perdre le Nord de l’actu mais qui ne veulent / peuvent pas pour autant se mettre le nez dedans tous les jours ? Welcome, installez-vous, cette reco est faite pour vous.

 

Au programme : le très bon (et très nécessaire) format VU - cuisiné chaque jour (sauf le dimanche) par France TV. Ce que c’est ? Une espèce de mix quotidien du pire et du meilleur de ce qu’il se passe à la télévision - un peu en mode “le zapping de Canal” à l’ancienne. Un bon moyen de garder un œil sur le monde sans se taper toute la presse 24/7 ET l’occasion de se demander s’il vaut mieux en rire ou en pleurer (ou les deux en même temps, vous-même vous savez).

 

VU, un zapping de l’info quotidien, par Patrick Menais et son équipe, à binger tous les jours sur Youtube par là ou France TV, par ici.

Est-ce un voyage par les oreilles dans un futur aussi golri qu’inquiétant ? Est-ce une gigantesque blague à l’univers sonore bien sonné ?

 

On ne sait pas mais ce que l’on sait, c’est qu’on adore écouter la Préhistoire du Futur : ce podcast imaginatif qui s’attache, à chaque épisode, à explorer un des mondes possibles dans lesquels nous pourrions vivre à l’avenir (et accessoirement les emmerdes qui y sont associées pour l’humanité).

 

Une télécommande qui permet de switcher d’une réalité à l’autre comme si c’était légal ? La légalisation du meurtre pour remplacer le kif de la procréation ? Si tout ça peut avoir l’air trash, rassurez-vous : on parie que vous allez vous marrer comme jamais.

 

La Préhistoire du Futur (saison 4), un podcast de Benjamin Abitan sur France Culture

Remember ? On vous avait déjà parlé d’Infernet - la si passionnante et inimitable chronique / série de Pacôme Thiellement sur Blast (coucou).

 

Alors ouais, on assume, team fanzouze, on recommence : tous les nouveaux épisodes publiés depuis ce printemps sont aussi passionnants les uns que les autres - à base d’Intelligence Artificielle qui vire facho en 24h, de détectives amateurs qui enquêtent sur un meurtre chelou dans un hôtel étatsunien ou encore de mukbang (cette pratique qui consiste à ingérer des quantités astronomiques de bouffe face cam). C’est par ici.

 

Comme si ça ne suffisait pas, le si smart et si poète Pacôme Thiellement propose maintenant un autre programme tout aussi réussi : La Fin du Film. Le pitch ? Une analyse et une relecture fine et inédite des grands classiques du cinéma sous le soleil bizarre et halluciné d’un monde dopé aux réseaux sociaux et au capitalisme. Du génie.

 

La Fin du Film, un programme proposé par Pacôme Thiellement sur Blast à binger sur Youtube par ici.

Envie de vous taper une bonne barre et de rencontrer votre nouvelle BFF du golri ? Bougez pas, on a ce qu’il vous faut : l’humoriste et actrice Doully, dont les chroniques sur France Inter sont d’une sincérité piquante et incisive - à base de verve inimitable et de punchlines en cascade qu’on n’oserait même pas essayer de vous raconter (ce serait vraiment tout gâcher).

 

Irrévérencieuse, vulgaire bien comme il faut (pour en coller une au réel-relou), et surtout tellement (tellement) marrante, Doully vous télescope en 2-2 dans son quotidien qu’elle détourne de manière acerbe pour en faire des espèces de mini contes modernes aussi fucked up que le monde dans lequel on se réveille tous les matins. Et bordel, ça fait du bien.

 

La Chronique de Doully, à découvrir sur France Inter dans l’émission Par Jupiter !, et à binger sur Youtube par ici.

C’est doux. C’est tendre. C’est inspirant. Bref : c’est une plongée en mode gros plan ou face cam dans la vie de la si merveilleuse Pomme, et c’est ce qu’on vous souhaite de regarder ce soir (ou cet aprem, YOLO).

 

Le rapport avec vous, avec nous ? Bah tout, en fait. Parce qu’on se reconnaît tant dans ses failles, ses fous-rires, son quotidien. Parce qu’on a l’impression qu’elle nous parle (coucou les crises d’angoisse), et qu’elle nous ouvre son cœur en exclu - le tout en nous dévoilant les coulisses de sa création. Bref : le kiff et l’inspirance absolue, à déguster comme un trésor de sensibilité ; avant d’enchaîner - au choix - sur les autres épisodes de cette série pépite (celui sur Chilla est trop cool) ou sur l’écoute de Consolation, son nouvel album.

 

Jump, une série créée par Benjamin Montel - Pomme, Les Consolations, réalisé par Hugo Pillard à découvrir sur France TV Slash, par ici.