3 blockbusters de meufs qui cassent des gueules
Et (quasi) féministes
Parce que vous aussi, dans le fond, vous aimez les films d'action où ça se bastonne bien vénère de la première à la dernière minute, où les voitures explosent, où les enjeux sont aussi gros à la Maison Blanche que votre découvert à la fin du mois d'août; mais à la fin...Vous n'en pouvez plus, de devoir vous identifier à un beau-gosse sur-musclé et gavé aux protéïnes ou à une meuf quasi-smart jusqu'à ce qu'elle soit vouée à tomber amoureuse du héros. Vous voulez plus, vous voulez mieux ? Par ici.
Rompre le cycle avec Ocean's 8
Qu'on soit bien d'accord, c’est clairement génial : déjà parce qu’il y a un peu toutes les meufs qu’on aime, de Cate Blanchett à Rihanna. Et ensuite, parce que ça fait du bien de voir du bon blockbuster Hollywoodien représenter différemment le pitch habituel qu’on nous sert en boucle quand il s’agit de proposer un film d’action. C’est donc à travers un gang de meufs particulièrement stylées que le braquage aura lieu cette fois. Et ça change tellement qu’aucune d’entre elles ne se disent qu’elles ont besoin d’un mec pour le faire. #sororitywins(money)
Ocean’s 8, par Gary Ross, 2018
Changer le monde avec un arc et des flèches
Bon, qu'on soit bien claires : c'est pas vraiment un blockbuster, c'est un film islandais. Mais on a tellement kiffé qu'on a décidé de vous en parler quand même. Parce que changer le monde, c’est la volonté d’Halla, le personnage complètement fou et géniesque de Woman at War, le film écolo-féministe de Benedikt Erlingsson. Non contentes de savourer la promenade onirique du personnage principal sur les terres islandaises, on a surkiffé l’originalité de ce film, de sa conception WTF-quement unique à l’esprit de guerrière de sa super-héroïne. Une meuf qui n’en a clairement plus rien à foutre et qui, telle une sorte d’Artémis moderne, arpente son pays arc et flèches à la main, pour dégommer l’industrie de l’aluminium. A moitié professeure de chorale, à moitié activiste vénère, elle s’extirpe du modèle type mini-slip-à-paillettes-et-chevelure-sexy pour nous faire la démonstration qu’un personnage féminin non-sexué, qui raconte une vraie histoire, et bien en fait, ça fait un super film.
Woman at War, de Benedikt Erlingsson, 2018
Le genre d'Alien
En 1979, Ridley Scott signait en précurseur un film d'action dont l'héroïne et son histoire surpassaient tous les stéréotypes de genre du cinéma hollywoodien. Progressivement balayés du scénario, les personnages masculins envolés laissaient la place au combat d'une Ellen Ripley incarnée par Sigourney Weaver - brillante - mettant K.O la figure d'Alien dont certain-e-s se sont épanché-e-s sur sa forme phallique, y voyant comme un combat signé entre une femme forte, puissante, combattant la figure masculine dominante. Bien évidemment, Alien reprend à son compte tous les codes du film d'action que vous connaissez si vous avez déjà cotoyé la saga : à la différence près que cet épisode marque la différence par le traitement de ses personnages, plus moderne, plus "féministe", qu'on verra disparaître à regret dans les épisodes suivants.
Alien, par Ridley Scott, 1979







