Creepy poésie

 

Annihilation est le genre de film qui ne laisse pas indifférent. On ne peut pas vous expliquer pourquoi sans vous spoiler donc on va en rester là pour le sujet. Ce qu’on peut vous dire, c’est que quasi tous les personnages du film sont des femmes. On suit un groupe d’héroïnes qui évolue dans un univers psyché à la lisière du sci-fi, où la poésie, le drame et la mort font un drôle de ménage très réussi. On vous prévient juste : âmes sensibles s’abstenir.

 

Annihilation, par Alex Garland, 2018, sur Netflix par ici

Rom-com classique

 

Vous l’avez peut-être déjà vu, mais sans savoir qu’il s’agissait d’une comédie romantique franchement plus sympa que Love Actually, dans la représentation qu’elle fait des rôles genrés au cinéma. Le pitch est la quintessence même du film léger qu’on se materait en bouffant du brownie : Jennifer Gardner veut à tout prix vieillir. Elle va faire un bond monumental dans sa vie et se réveiller un beau matin en ayant 30 ans. Elle en avait 13, ça va lui faire un choc.

 

30 ans sinon rien, par Gary Winick, 2004, sur Netflix, par ici

#Metoo Power

 

On vous l’a déjà dit mais on remet le couvert : Jessica Jones, c’est vraiment très cool. Les personnages féminins revisitent vraiment l’imaginaire des héroïnes Marvel. Parce que même si on kiffe bien Wonder Woman, on est plutôt contentes de voir une super-héroïne qui n’aie pas besoin de se trimballer en culotte. On dit ça, on dit rien. Du reste, la série aborde des thématiques sociétales majeures : détournement du corps des femmes, solidarité féminine, relation amoureuse toxique... : allez, hop, on regarde.

 

Jessica Jones, par Melissa Rosenberg, 2017, sur Netflix, par ici

Go, women

 

En 1986, Spike Lee signe un film qui offrira de beaux jours au personnage de Nola Darling, qu’on redécouvre aujourd’hui sous la forme d’une série Netflix. Représentation des femmes noires au cinéma, exploration débridée de la sexualité féminine : le film met en scène un personnage qui n’est pas avare de discours sur le corps des femmes, leur condition, et leur manière de vivre leur sexualité. On vote pour.

 

She's gotta have it, par Spike Lee, 1986, sur Netflix, par ici