Pour une très bonne réf’ : Insecure

 

Ça parle amitié ? Impossible de zapper cette série cultissime : Insecure montre le quotidien joyeusement chaotique de deux amies trentenaires, Issa et Molly. Elle se déroule au sud de Los Angeles, et revendique une représentation réaliste et bienveillante des personnes afro-américaines. Elle est co-créée et co-écrite par Issa Rae, qui joue également le personnage principal, rien que ça. Si le taff et les relations sont des sujets importants d’Insecure, l’amitié des deux jeunes femmes est le point central du scénario. La dernière saison s’est conclue fin 2021 #seum, mais on re-binge quand vous voulez.

 

 

Pour de la douceur : Annie Colère

 

Clairement une des pépites de 2022. Ce film retrace le parcours d’une ouvrière qui va s’impliquer dans le MLAC (Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception) en 1974, juste avant la dépénalisation de l’avortement. Annie Colère est un concentré de sororité, du soutien entre les militantes aux scènes d’avortement sans filtre et pleines de douceur. Bonus : des mecs relous se font remettre à leur place pendant deux heures, on valide.

 

 

Pour la catharsis : Thelma et Louise

 

Une reco vintage, qui a fait scandale à sa sortie en 1991. Parce que Thelma et Louise explore la violence féminine en réponse à l’oppression masculine, parce que ça montre deux femmes qui n’ont plus peur, parce que ça dénonce -en partie- le patriarcat, parce que ça prouve que les amitiés féminines aident à s’émanciper. Bref, un classique énervé comme on les aime.

 

 

Pour se motiver : Mrs America

 

Au premier abord, cette série ne parle pas d’amitié : elle retrace le combat dans les années 70/80 aux USA pour faire passer l’Equal Rights Amendment. Ça nous montre deux camps opposés : les féministes -avec des icônes du mouvement style Gloria Steinem- et les conservatrices, menées par une Cate Blanchett bien flippante. En plus de cette lutte acharnée, Mrs America dépeint avec justesse les amitiés, la solidarité, mais aussi les rivalités et les discriminations qui existent dans ces mouvements. Réaliste, bienveillant et nécessaire.

 

 

Pour un shot d’espoir : Pose

 

Pose est un hymne flamboyant à la communauté, à la badasserie et aux paillettes. Cette série en trois saisons nous embarque dans le milieu ballroom new-yorkais des années 80/90. Elle détient d’ailleurs un record sympa, avec le plus gros casting de femmes trans racisées de l’histoire de la télé. Entre des scènes de voguing de très haut level et les intrigues personnelles de ses héro·ïnes, Pose réussit à mêler drama et militantisme, en exposant sans tabou le racisme, la LGBTphobie et la violence que doivent affronter les victimes du sida.

 

 

Pour sortir les mouchoirs : Divines

 

Les stéréotypes de genre sont fracassés dans cette histoire d’amitié entre Dounia et Maimouna. La première rêve de quitter le bidonville où elle habite en se faisant embaucher par la boss du trafic du coin, la seconde suit en douceur. Divine explore des relations complexes, pas fun, mais essentielles. Le jeu d’Oulaya Amamra et Déborah Lukumuena, qui incarnent nos héroïnes, atomise l’écran.

 

 

Pour se taper des barres : Grace et Frankie

 

Derrière des personnages un brin cliché - une WASP et une bobo se retrouvent à vivre ensemble quand leurs maris annoncent qu’ils sont amants depuis 20 ans- Grace et Frankie redynamise la sitcom. En embarquant son casting sexagénaire dans des intrigues souvent très drôles et parfois mélancoliques, elle nous offre un point de vue nouveau sur les séparations, l’amitié féminine et le coming out. Et puis, y’a Jane Fonda.

Claire Roussel