Le plus fun : Ramona fait son cinéma, Andrea Bagney (2023)

 

De retour à Madrid avec son petit ami Nico, Ramona veut tenter sa chance comme actrice. La veille d’une première audition, elle fait une rencontre pleine de promesses. Elle ne se doute pas que celle-ci va chambouler ses rêves et ses certitudes.

 

Pourquoi on a kiffé : Parce que c’est l’occasion idéale de décompresser devant une comédie intelligente qui rappelle un peu Almodovar ! On s’évade à Madrid le temps de suivre les péripéties absurdes et existentielles de Ramona, un personnage attachant qui nous ressemble un peu dans ses questionnements.

 

On le voit où ? En salle à partir du 17 mai

 


Le plus vintage : Avant de t’aimer d’Ida Lupino (1949)

 

Après avoir été abandonnée par son amant, Sally, une jeune femme de 19 ans, réalise qu’elle est enceinte. Elle décide de confier l’enfant à un orphelinat afin de le faire adopter.

 

Pourquoi on a kiffé : Ida Lupino est l’une des premières réalisatrices ever, et pourtant, on parle toujours assez peu d’elle. Ses films ont abordé dès les années 50 des sujets tabous comme le viol ou la grossesse hors mariage. Avant de t’aimer est un vrai manifeste féministe et met en lumière une réalité trop souvent oubliée, sans jamais juger son héroïne. C’est validé.

 

On le voit où ? Sur arte.tv, gratuitement, jusqu’au 7 juillet

 


Le plus coup de poing : War Pony de Gina Gammell et Riley Keough (2023)

 

Bill, 23 ans, et Matho, 12 ans, jeunes hommes de la tribu Oglala Lakota vivent dans la réserve de Pine Ridge, dans le Dakota du Sud. Liés par leur quête d’appartenance à une société qui leur est hostile, ils tentent de tracer leur propre voie vers l’âge adulte.

 

Pourquoi on a kiffé : En plus de parler de la masculinité et de sa construction avec beaucoup d’intelligence, War Pony est un film qui met en lumière une communauté trop peu souvent représentée au cinéma : les natifs américains. Bonus : on y retrouve Riley Keough (devant et derrière la caméra), la star de Daisy Jones and the Six, dans un rôle complètement différent.

 

On le voit où ? En salle depuis le 10 mai

 


Le plus intello : Showing up de Kelly Reichardt (2023)

 

Avant le vernissage de son exposition, une sculptrice doit faire face aux petits tracas absurdes de son quotidien : sa voisine est insupportable, sa famille, dysfonctionnelle, et elle-même est un peu perdue.

 

Pourquoi on a kiffé : Parce que Kelly Reichardt est LA cinéaste du cinéma indie à suivre en ce moment. Dans Showing Up, elle renoue avec son actrice fétiche, Michelle Williams, et explore avec un humour mordant la vie d’une artiste au bord de la crise de nerfs. L’occasion de parler de créativité, du milieu artistique mais aussi de mal être. C’est doux-amer et intelligent sans être prétentieux.

 

On le voit où ? En salle actuellement

 


Le plus palpitant : Stars at noon, Claire Denis (2023)

 

Une jeune journaliste états-unienne en détresse bloquée sans passeport au Nicaragua en pleine période électorale rencontre dans un bar d’hôtel un voyageur anglais. Il lui semble être l’homme rêvé pour l’aider à fuir le pays.

 

Pourquoi on a kiffé : Parce qu’il réunit tous les ingrédients d’une bonne love story. L’actrice Margaret Qualley, qu’on avait découvert dans la géniale série Netflix Maid, la grande réalisatrice française Claire Denis, mais aussi Joe Alwyn, aperçu dans la série de Sally Rooney l’an dernier et… ex boo de Taylor Swift. Et on ne dit jamais non à une histoire d’amour sexy avec plein de rebondissements.

 

On le voit où ? En salle actuellement

 

Lena Haque