Comment continuer de kiffer l’univers Harry Potter sans filer d’argent à J.K Rowling ?
Windgardium transphobia
Envie de jouer à Hogwart Legacy, mais flemme de filer des thunes à JK Rowling qui signe et persiste dans ses propos transphobes ? Fan absolue du ship Drago x Harry mais embêtée de continuer d'aimer un univers pas très inclusif ? Entre tourner le dos à cette œuvre qui a bercé notre enfance et continuer d'acheter plein de produits dérivés sans se poser de question, on peut couper le vif d’or en deux. Il existe plein de manières de rester connecté·e à l'univers HP, on vous fait un petit récap.
Les fanfictions
Si vous aussi, vous avez rêvé de recevoir un jour une lettre de Poudlard dans votre boîte aux lettres (ou déposée par un hibou) tant vous avez adoré l’univers d’Harry Potter, vous n’avez pas pu passer à côté des prises de positions transphobes et antiféministes de J.K Rowling sur les réseaux sociaux ces dernières années.
Choqués de savoir que la créatrice de leur saga d’enfance défendaient des valeurs rétrogrades, de nombreux fans ont fait savoir qu’iels ne souhaitaient plus participer à la consommation de produits du Wizarding World, et donc à l’enrichissement de Rowling : et iels ont bien raison.
Néanmoins, l’univers d’Harry Potter est une œuvre si massive dans la pop culture des vingt dernières années que des milliers personnes ont pu s’en emparer pour proposer des alternatives à des personnages ou des situations jugés sexistes, racistes et homophobes dans l'œuvre originale. C’est le cas des fanfictions. Ces textes de fan sont aux choix des réécritures, suites ou préquels mettant en scène des éléments de l’univers qui respectent ou non le canon, c'est-à-dire le narratif initial.
Pour la communauté LGBT+ ces fictions sont, par exemple, l’occasion d’introduire des histoires queer entre des personnages qui ne l’étaient pas de base, comme imaginer un passé gay à Dumbledore, dont l’homosexualité est à peine mentionnée dans Les Animaux Fantastiques, le préquel cinématographique de la saga, ou encore, écrire de brûlantes histoires d’amour entre Harry et Drago ou Sirius et Remus, pour les plus connues.
Ces ships, c’est-à-dire ce type d’histoires conjointes entre deux personnages ont même des noms, Drarry et Wolfstar. Autant de mot-clés à utiliser dans les moteurs de recherche des plateformes de fanfiction, Fanfiction.net, A3O ou Wattpad. Ces interprétations de l’univers et de ses personnages sont aussi une manière d’y inclure plus de diversité avec des personnages trans, racisés ou handis, basés sur des vrais qui ne l’étaient pas de bases, ou qui sont inventés et ajoutés à l’intrigue. Les fanfictions sont gratuites, permettent de renouveler les narratifs au sein de l’univers et sont une véritable reprise en main de l'œuvre par les fans. On vous conseille particulièrement celles de Cordélia, écrivaine queer fan de Drarry, qui en a écrit un certains nombres avec, par exemple, une histoire où Drago Malefoy est trans.
Visiter d’autres lieux de tournages que les studios
Si on peut saluer les prises de positions de désolidarisation des acteurs de la saga, Emma Watson et Daniel Radcliff en tête, par rapport aux propos de J.K Rowling, force est de constater qu’aucun effort n’a été fait pour les remettre en perspective au sein des studios de tournage qui peuvent être visités. Qu’à cela ne tienne, il existe d’autres manières de découvrir les incroyables décors de la saga. Rien qu’à Londres, une bonne dizaine de spots sont à découvrir à travers la ville.
Envie de foncer avec vos valises pour passer la voie 9/3 quart ? Un pan de mur de la gare de King’s Cross a été aménagé exprès avec un chariot à moitié encastré et un panneau du fameux quai de départ du Poudlard Express juste au-dessus. Fascinée par le chemin de traverse et ses nombreuses boutiques d’objets magiques ? Vous pouvez aller faire un tour au Leadenhall Market, un passage de galerie marchande qu’on aperçoit dans le premier film, quand Harry se rend sur le chemin pour la première fois avec Hagrid. Ministère de la Magie, banque de Gringotts, maison de Sirius Black…
Ces décors naturels sont à retrouver disséminés dans toute la ville. Il existe même des visites guidées touristiques, totalement indépendantes des studios. À Paris, les lieux de tournage du deuxième volet des Animaux Fantastiques sont également accessibles gratuitement, comme la place Furstemberg dans le 6ème, lieu d’entrée du ministère de la magie Français, ou la maison de Nicolas Flamel, l’alchimiste de la pierre philosophale situé rue de Montmorency dans le 3ème.
Goodies fait maison
Vous seriez bien tentée à l’idée de vous offrir une carte de maraudeur ou une écharpe aux couleurs de votre maison de cœur, néanmoins, si les boutiques Harry Potter ont pullulé ces dernières années et vendent tous types de goodies, la qualité n’est pas toujours au rendez-vous. Heureusement, de nombreux petits créateurs se sont également lancés sur le marché et proposent des produits répliquants les objets des films, souvent artisanaux. Etsy, le site de ventes de petits créateurices, regorgent de super goodies.
On peut également en trouver sur instagram, en suivant les comptes d’influenceurs “Harry Potter”. En Espagne, Gonzalo Moledo affiche fièrement son rainbow flag en bio, et propose via The Witch’s Cabin des pulls Weasley ou des badges Gryffondor faits main. Du côté de l’Angleterre, le shop The Noble Collection fabrique artisanalement des répliques des baguettes les plus connues des films.
Rejoindre un club local de fans
Si vous souhaitez parler de l’univers et débattre sur quelle maison est la meilleure ou qui est le mangemort le plus cinglé, mais que votre entourage ne s’y connaît pas trop, pourquoi ne pas faire partie d’un club de fan ? Organisations de watch party, match de Quidditch (oui ça existe, il y a même un championnat), soirées roleplay, fabrications DIY de costumes ensemble… tous les prétextes sont bons pour se réunir et échanger. L’occasion de se faire des potes et de faire vivre sa passion sans rien dépenser.
Hanneli Victoire







