Ne pas flipper

 

Permettez-nous humblement d’enfoncer une porte ouverte : il y a des cercles vicieux et des cercles vertueux. Plus vous fumez : plus vous fumez. Plus vous prenez soin de vous : mieux vous vous sentez. Plus vous lisez… bref, vous avez compris. Le truc de base à comprendre avec la lecture, c’est qu’elle ne demande qu’à être intégrée à votre quotidien.

 

Pourtant, par moment, quand on perd de vue ce plaisir, on commence à flipper chelou et à ne plus savoir comment y retourner. Alors que c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas. Mais il faut parfois passer par une déconstruction des traumas type bouquins-avalés-de-force-à-l’école pour reprendre du plaisir à dévaler des pages en solo. Sans pression. Juste parce qu’on en a vraiment envie.


Bien s’entourer

 

Il faut donc se rappeler pour commencer, qu’il ne suffit pas d’ouvrir un livre pour lire. Encore faut-il rencontrer le bon livre. La clé est donc de savoir se faire plaisir… et donc savoir (quoi) choisir. En bref : découvrir son propre monde littéraire, son propre imaginaire. Et comprendre que vous avez tout à fait le droit de faire la nique à Hugo (déso) si vous lui préférez Liv Strömquist.

 

Pour ça, on peut demander des conseils de lecture à ses potes, leur partager nos propres coups de coeur (#sharingiscaring), ou utiliser des outils comme le site Place des Libraires pour découvrir les sorties, les pépites, et surtout pécho ses livres chez le libraire du coin (c’est mieux), en à peine deux clics.


CULTIVER LE KIF

 

Parce qu’on a quand même un peu de mal à lâcher nos vies à smartphones, on peut aussi s’armer d’outils numériques qui permettent de s’enjailler façon librairie sur des applis ou via des communautés de lecteur·rice·s. Quelques pistes, de la plus efficace à la plus enthousiaste :

 

1) L’appli Good Reads (en anglais) est la référence des lecteurs 2.0 : une gigantesque bibliothèque numérique, avec quasi tous les livres référencés, qui vous propose des suggestions pointues et bien stylées en fonction de vos goûts. On peut s’y mettre en réseau, créer des listes de souhaits pour la suite, et tenir un journal de ses lectures à jour pour s’encourager et discuter de ses découvertes avec d’autres lecteur·rice·s.

 

2) L’appli Gleeph est son équivalent made in France : encore jeune mais plutôt stylée, pour s’y mettre (aussi) en réseau avec ses potes et se lancer des petits challenges à la semaine ou au mois.

 

3) Si vous préférez le papier, vous pouvez aussi tout simplement tenir à jour un carnet ou une liste que vous conservez sur votre bureau : vous y notez chaque livre que vous finissez et quand vous l’avez fini #concret

 

4) Enfin, si vous êtes super chaude, vous pouvez aussi vous lancer seule (ou à plusieurs) dans le “52 books in 52 weeks challenge”. Un péril extrême qui risque de faire grimper sévère votre budget librairie mais YOLO, quoi.

 

PS (et pas des moindres) : on s’endort tout de même vraiment mieux en dévorant un livre qu’en s'abîmant les yeux à la lumière bleue. On pose ça là.