Frida Kahlo : plus pop que pop
#badasswoman
Elle a trainé avec Léon Trotski, André Breton ou le photographe Nickolas Muray (sorry pour le name dropping). Elle a été icône féministe dans les 70’s, Madonna lui vouait un culte dans les 80’s avant de devenir une icône gay dans les années 90. Et 30 ans plus tard, il n’y a pas une fête déguisée où vous ne croiserez pas son avatar. Quatre preuves par l’image de l’obsession Frida Kahlo.
Insoumise
On mettrait notre bras à couper que Frida aurait moyen apprécié l’hommage rendu par la première ministre britannique conservatrice, Theresa May, lors de la conférence de son parti en octobre dernier. Plus lutte des classes que Brexit, l’artiste était tellement à gauche qu’elle a longtemps falsifié sa date de naissance (6 juillet 1907) pour faire croire qu’elle était née l’année de la révolution mexicaine. D’ailleurs, quand Trotski reçoit l’asile politique au Mexique après avoir fuit le régime stalinien, c’est elle et son mari qui l’accueillent. Une révolutionnaire de la première heure, qui représente la culture indigène dans ses peintures, dans lesquelles elle se représente parfois avec un livre rouge à la main. Bref, une insoumise.
Selfie Queen
Sur 143 de ses peintures, 55 sont des autoportraits. A 18 ans, Frida Kahlo qui est atteinte de polio depuis ses 6 ans est gravement blessée dans un accident de bus. Opérations en chaîne, corset en plâtre : pour lui venir en aide, on installe un miroir au dessus de son lit à baldaquin. Elle devient son meilleur modèle. Elle se servira de ses toiles pour raconter ses souffrances (son dos transpercé par une barre, son fauteuil roulant). Et quand tout le monde a applaudi Cara Delevingne pour avoir réhabilité le sourcil fourni, nous on aurait bien rappelé que Frida adorait se représenter en durcissant le trait : mono-sourcil et moustache fournie. Tellement gender fluid.
Girl Power
On a beaucoup raconté sa love story avec le peintre Diego Rivera (un opéra sur leur histoire d’amour serait en cours d’écriture aux Etats-Unis). Sauf que, Frida Kahlo ne s’est jamais contenté d’être une femme de (#couplegoals). Après l’avoir quasiment détrôné au rang de plus grand peintre mexicain, Frida, qui vivait avec son mari une histoire passionnelle, n’a jamais caché sa bisexualité, et leur goût pour le couple libre. Elle mettra quand même le holà quand il vivra une relation cachée avec sa sœur (classe) et gardera un point d’honneur à jurer très fort, boire de la tequila et s’habiller en homme. De quoi devenir une icône féministe qui inspire encore aujourd’hui : aux Etats-Unis, une artiste a transformé les poupées Brat’z en modèles féministes pour petites filles.
Icône Pop
On l’a bien compris quand Kim K a décidé de lancer sa propre gamme d’emojis (les kimojis). Aujourd’hui, à 30 ans t'as pas tes propres emojis, t’as raté ta vie. En mars dernier, la reine de la culture mexicaine a eu le droit à ses Fridamojis, dispos sur l’App Store (encore un truc qu’elle aurait adoré…) Plus de 60 ans après sa mort, l’artiste reste une icône de la pop-culture planétaire, et les couronnes de fleurs continuent de pulluler Coachella ou sur le dernier album des Brigitte, symbole pour Frida de son identité amérindienne.







