L’amitié féminine

 

Loin d’être une héroïne classique, Jessica Jones est même une anti-héroïne, si l’on en croit les standards attendus du personnage de la “meuf de base” (comprenez : sexy et obsédée soit par les hommes, soit par la réussite). Un truc qui nous a fait sur-kiffer : la solidarité entre les meufs de la série, parfaitement exemplaire. L’amitié entre Jessica et Trish, la solidarité entre Jeri et les autres personnages de la série a tout du bon esprit sororital qui nous met du baume au coeur.

We don't need men

 

La série passe haut la main le test de Bechdel : les meufs ne sont pas obsédées par leurs relations avec les hommes. En fait, ce type de conversation n’existe même pas entre les protagonistes féminines. Mieux encore : on y trouve un nouvel imaginaire de l’amour. On veut pas vous spoiler mais on adoré quand Trish a dit non à la demande en mariage typiquement-et-parfaitement-hollywoodienne de son mec trop-parfait-trop con.

#Metoo

 

La série s’imprègne du mouvement #Metoo et met l’accent sur la colère des femmes, et sur les moyens qu’elles peuvent employer pour se battre. Double-bingo : dans la saison 1 on voyait Jessica en plein syndrome post-traumatique, après que Kilgrave ait pris possession de son esprit, ce que la série assimile à un “viol” psychologique. Le corps de Jessica, et ses pouvoirs, étaient utilisés comme une arme, à des fins dont elle n’avait pas le contrôle. D’où sa colère, dans la saison 2. Même schéma chez Trish, qui pète un câble après qu’on l’aie utilisée toute sa vie pour la glorifier en pop-star : elle veut être prise au sérieux, pour ce qu’elle est et qu’on reconnaisse ses capacités. Du coup, quand elle largue son mec en reconnaissant “qu’elle ne veut pas être avec lui mais comme lui” on dit oui.

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