Le premier jour du reste de sa vie

 

Le 13 décembre 1949, sa mère l’embarque dans un défilé Dior. C’est ce jour-là qu’il prend conscience qu’il deviendra un jour couturier. Et pas n’importe lequel…

 

Les premiers pas

 

C’est en 1954, qu’il remporte son premier prix lors du Concours du Secrétariat international de la laine. Grâce à son manteau jonquille, décolleté en V dans le dos. Détail qui fait toute la diff’. C’est vrai quoi, il n’y a rien de mieux qu’un décolleté dans le dos pour sublimer n’importe quelle allure.

 

Le début du succès

 

Repéré par Pierre Balmain, Karl Lagerfeld devient rapidement son assistant et le restera jusqu’en 1962. Dès 1963, il intégrera la maison Chloé, avant de débuter les aventures Fendi. Bref, il côtoie les plus belles maisons de couture.

 

La consécration

En 1983, il reprend les rênes de Chanel. Ok, c’est là qu’il rentre dans les légendes de la mode. Mais ce que l’on oublie souvent, c’est qu’il a carrément sauvé la maison, qui n’était pas loin du gouffre suite à la mort de Gabrielle aka Coco Chanel. Un super-héros IRL quoi.

 

L’impensable

 

En 2004, il rend sa garde robe accessible à tous en créant une capsule pour H&M. C’est le premier à faire ça. Et forcément : succès immédiat. Sold out. Et quand la collection s’épuise et que les clients se plaignent de la pénurie, il sort cette punchline bien sentie :


L’inarrêtable

 

Depuis, il s’est joué des codes, faisant appel à des silhouettes toujours plus audacieuses et modernes. Il a rendu honneur à des matériaux qui étaient à l’époque boudés, comme le tweed ou le camélia. Puis, chaque saison, il nous en met plein la vue lors de ses défilés pharaoniques. On pense toujours qu’il ne pourra pas faire mieux et chaque fois, il parvient à créer la surprise, la sidération de tous.

 

Un look signature

On se rappellera tous de sa chevelure blanche poudrée, de ses lunettes teintées vissées sur le nez, de ses chemises aux cols montants, de ses redingotes ajustées, de ses mitaines enfilées et de ses bagues aux doigts.

 

Des punchlines bien senties

Bref, le pape de la mode est parti. Et on se dit qu’il va falloir que la relève se montre. Pour (essayer de) le remplacer. Pour proposer quelque chose d’aussi grand. Et surtout, pour faire perdurer l’un des plus grands savoir-faire français : la couture. On sait que notre génération en est capable. Car elle est pleine d’idées, qu’elle a un talent monstrueux et une audace tout-terrain. Bref, ça dépend de vous, de nous maintenant.