Ce qu'il fallait retenir de la planète mode ce mois-ci
Le récap' express des actus fashion
Du col claudine en jean oversize, une invasion d'écolières punk à la Fashion Week de Londres, des gens qui se bisoutent sans aucun geste barrière, une basket qui va (presque) déclencher des bagarres... On vous prévient : il s'est passé du lourd sur la planète mode le mois dernier. Par ici le récap' !
De l'amour à gogo avec Jacquemus
Le mois de février ne nous a peut-être pas offert le temps des copains, ni celui de l’aventure, mais il y a eu le temps de l’amour (et ça, ça toujours fait du bien). Alors on dit merci à Simon Porte Jacquemus de nous avoir offert « L’AMOUR », la campagne la plus douce de la saison où des jolies filles et des jolis garçons s’embrassent avec tendresse sous l’objectif de Tom Kneller, parés de sa nouvelle collection d’été. Parce qu'il aime ça Simon : partager, au travers de ses créations, des petites choses qui nous font du bien. Souvent ce sont des doses de soleil, ou bien de la poésie, mais là c’est bien du love qu’il nous faut, du contact, et des baisers.
Le denim du turfu avec Ganni & Levi's
Une bonne nouvelle dans ce monde de brutes ! houra ! Une très belle collab’ éthique vient d’être dévoilée : le géant Levi’s et le label danois Ganni ont travaillé ensemble sur une matière complètement inspirante. Ils ont troqué le denim traditionnel ultra-polluant contre un denim à base de chanvre cotonisé. Ça donne envie, car ce chanvre est produit avec de l’eau de pluie et il limite au maximum l’utilisation de pesticides. Comme par magie, cette collaboration nous a donné un peu d’espoir pour la mode de demain. On a envie de se dire qu’elle est peut-être capable de se réinventer pour de vrai… bref, il n’y a là que des bonnes vibes qui nous donnent très envie de choisir ce chemisier à col claudine, d’oser la robe longue en denim ou d’adopter la veste en jean oversize.
Une nouvelle it girl avec Emma Emhof
Les it-girls se suivent mais ne ressemblent pas… Regardez Ella Emhof, 22 ans, passionnée de tricot, 400 000 abonnés sur Instagram, belle-fille de la vice-présidente des États-Unis Kamala Harris. Elle est en passe de devenir la fille la plus bankable de l’industrie de la mode en 2021, avec son look gender fluid et coloré, ses bouclettes courtes au naturel et ses petites lunettes rondes. C’est l’agence IMG qui la repère en premier et illico-presto voilà qu’elle rejoint leur écurie le 28 janvier avant de fouler le catwalk du prestigieux label Proenza Schouler lors de leur défilé digital, rien que ça. Ses débuts sont tonitruants, son charisme évident, elle a ce je-ne-sais-quoi de cool et décontracté malgré ses connexions avec la Maison Blanche... Bref, elle est créative et s’affiche au naturel, et c’est ça qu’on veut comme énergie aujourd’hui.
La collab' qui divise avec Reebok & Margiela
La Tabi de Maison Margiela, c’est la chaussure de tous les débats. Mais si, vous savez, cette fameuse chaussure modelée dans un cuir sublissime, avec son bout fendu comme un sabot. Elle a été commercialisée pour la première fois en 1988 et cette saison elle se réinvente totalement en fusionnant avec la sneakers Classic Leather de Reebok. Deux monuments mythiques (voire même mythologiques) du luxe et du sportswear réunis en une seule et même chaussure, ça donne cette basket (en version noire ou blanche) à bout fendu, complètement hybride, véritable objet de design aussi élégant que transgressif. C’est sûr, c’est même certain : le sold out est a-ssu-ré !
Des envies punk avec Simone Rocha
Dans l’église paroissiale de St John’s Hyde Park, à la Fashion Week de Londres, 24 écolières punk ont foulé l’allée centrale de ce lieu sacré, lors du défilé Simone Rocha. La créatrice qui aime tant les références gothiques et romantiques a exploré cette saison l’univers punk britannique des années 70, avec des robes fleuries sur cuirs épais, des volumes bouffants déstructurés à outrance, des boots lacées à semelles compensées, des mini-jupons portés sur pantalons. Matez plutôt : les filles occupent l’espace, elles sont grandes, elles ont les épaules larges, les motifs fleuris sont brodés en 3D pour mieux s’imposer... En pleine pandémie, il a fallu que nous puissions ressentir les vêtements au travers de nos écrans, ce qui explique peut-être la presque-brutalité de cette collection, son énergie punk pleine d’émotion et ses volumes ébouriffants. On veut tout.
Louise des Ligneris







