La rencontre entre Lacoste et Walk in Paris

 

Depuis que Louise Trotter est arrivée à la tête de création chez Lacoste il y a quatre ans, le croco’ s’épanouit clairement. Et c’est notamment parce que la créatrice anglaise se tourne vers la jeunesse, l’écoute, lui donne la parole au travers de ses collections. Forcément, c’est revigorant. Dernière preuve en date : la collab’ avec le petit label streetwear Walk in Paris, fondé par le danseur Léo Walk et son acolyte Gary Neveu.

Au total, onze pièces totalement unisexes et d’inspiration vintage, pour les grands nostalgiques des années 90 : béret crème, sweatshirts et joggings « de papi », pantalon, veste et bob « de golfeur »… Walk in Paris revendique à fond la carte du : « j’ai piqué à mon pépé tous ses basiques chics du dimanche ». Et forcément, ses basiques, ils sont signés Lacoste. Ça sent bon la mélancolie, la rencontre entre la maison emblématique et le label émergent est réussie.



La grosse surprise de Gucci et Balenciaga

 

« Oulahh Gucci et Balenciaga ?! Réunis ensemble sur une même collection ?! What the… » Voilà, pour résumer brièvement, les réactions déclenchées par le dernier défilé Gucci. Plus qu’un simple défilé, plus qu’une énième collaboration mode, c’est un « hacking » en fait. On vous explique : pour les 100 ans de Gucci, son directeur artistique Alessandro Michele a carrément chippé les looks iconiques de Demna Gvasalia chez Balenciaga, pour les retravailler à la sauce Gucci. Il a Gucci-fié des classiques Balenciaga. Parce que… pourquoi pas !

Les créations estampillées par les deux mastodontes du luxe vont évidemment hystériser les collectionneurs. C’est du jamais vu, jamais deux maisons de luxe de cette ampleur n’avaient encore collaboré sur une même collection. Le défilé, présenté sous la forme d’un court-métrage de 15 minutes est étourdissant. Le mariage entre le style seventies de Michele et la signature grunge de Gvasalia fonctionne à merveille.



Bottega Veneta lance son magazine digital

 

Depuis que Bottega Veneta avait supprimé son compte Instagram en début d’année, une question se posait : pourquoi ? Nous avons désormais la réponse : la marque préparait le lancement de son magazine digital, dont le premier numéro est sorti le 31 mars. C’est là une manière habile, mais néanmoins controversée, d’imposer sa voix et son discours. Et ce, au risque de soliloquer. Plus de dialogue avec la presse traditionnelle, plus de dialogue avec les afficionados de la marque sur les réseaux. Bottega parle seul, sur son support dédié, n’en déplaise aux septiques.

Baptisé « Issue » ce grand magazine digital est, admettons-le, une belle réussite esthétique et culturelle. Une trentaine d’artistes contemporains (la rappeuse Missy Elliott, le photographe Tyler Mitchell, le poète Caleb Femi…) ont été invités par Daniel Lee (le DA de la marque) à proposer au travers d’une œuvre leur interprétation de sa dernière collection. C’est tellement joli que c’est dommage que nous ne puissions pas valider par un petit like…

 

Pour feuilleter le magazine, c’est par ici



Kid Cudi, la robe lui va si bien

 

C’était la note vestimentaire inattendue. Mais qui nous met en joie. Kid Cudi a créé la belle surprise de ce mois-ci en offrant une performance hommage à Kurt Cobain, sur le plateau de SNL, à l’occasion des 27 ans de sa mort. En plus d’avoir assuré le show, le rappeur était vêtu d’une époustouflante robe à fleurs, signée Off-White.

Bien avant qu’Harry Style ne démocratise (un peu) le port de la robe chez les hommes, c’est bien Kurt Cobain qui fit partie des pionniers en la matière. Le chanteur de Nirvana défiait les frontières du genre au travers de la mode et, il y a près de 30 ans, il portait déjà sur scène une robe fleurie similaire à celle de Kid Cudi. L’hommage est audacieux, poétique, élégant, et terriblement rafraîchissant.



 

Louise Des Ligneris