T’es qui, tu fais quoi dans la vie ?

 

« Je m'appelle Emmanuelle, aka Emmanuelle Sits sur les réseaux. J’ai fait des études de commerce que j’ai arrêté brusquement pour me concentrer sur mes passions : je suis passée de photographe en agence à styliste photo, j’ai aussi fait du conseil dans le luxe et de l’achat-revente de luxe pendant 4 ans. Ça m’a aidé à trouver ma spécialisation : l’authentification de pièces de luxe de seconde-main, que je partage aujourd’hui sur les réseaux.
 


Sur Tiktok je montre comment reconnaître un authentique d’une contrefaçon et sur Instagram je partage tous les bons plans qui me passent sous les yeux tout en les authentifiant (des Speedy à moins de 400 € ou des Lady Dior à 150 € par exemple) ».


Ok, parlons business maintenant.

 

 

Le bon plan…

 

Quand on a demandé à Emmanuelle si c’était vraiment intéressant de se tourner vers la seconde main pour shopper du luxe, elle a répondu oui (duh) pour deux raisons : la première, totalement financière, c’est que pendant que le prix du luxe en boutique ne fait qu’augmenter, l’offre sur le marché de la seconde main s'intensifie. Parmi ses meilleures affaires à ce jour : un sac Saddle Dior à 120 €, un sac Boston Gucci à 80 € et un sac Chanel à 200 € (le reste de sa collection à vous faire baver est à mater ici). En boutique, on est plutôt sur 20x ces prix. Ça fait réfléchir donne envie direct.
 


En moyenne, on trouve un article à minimum 50% du prix boutique. Sauf pour certaines marques ou modèles (poke Hermès) chez qui les prix seconde main sont plus élevés que le neuf à cause de la rareté du produit.

 

La deuxième raison avancée par Emmanuelle, c’est que les modèles qu’on shoppe en seconde main sont les plus tendances en ce moment, à tel point que les marques rééditent leurs anciens modèles vintages (mais à des prix dingos). Donc avec votre sac de seconde main, 1/ vous êtes super stylée, 2/ vous êtes super smart.

 

 

ou la bonne douille ?

 

Après… Il y a des risques. Difficiles de quantifier le nombre de contrefaçons sur les internet, mais Emmanuelle nous explique que ça dépend beaucoup du site/app dans notre ligne de mire. Certains sont en "dépôt libre” c'est-à-dire que tous les particuliers ayant accès à ce site peuvent publier leur article sans passer par une vérification des modérateurs (Vinted au hasard). Ce qui est cool c’est qu’elle permet d’acheter en direct au vendeur et donc sans frais, en revanche… hello bonsoir le cauchemar si on ne sait pas soi-même vérifier l’authenticité, parce beaucoup en profitent pour refiler leurs faux.
 


Ensuite, il y a les sites internet où tout passe par la plateforme en physique. Là, on sait qu’on peut avoir confiance à 95% because des personnes formées checkent l’article avant de vous l’envoyer. En revanche, il y a souvent de gros frais supplémentaire à payer, et il reste une marge d’erreur dans l’authentification #gloups.

 

« Dans tous les cas, il faut faire très attention à la e-réputation du site ou de l’enseigne, bien regarder les mentions légales du site, les avis des autres consommateurs, les forums, les réseaux sociaux... Certains sites se disent spécialistes du luxe vintage alors que leur catalogue est bourré de sacs neufs et évidemment contrefaits. D’autres proclament une vérification des articles par photo mais ce n’est pas toujours efficace. La meilleure solution pour être sûr de ne pas se faire arnaquer c’est vérifier l’article soit-même avec ce qu’on trouve sur internet », aka les super conseils d’Emmanuelle qu’elle partage de bon cœur sur ses réseaux ;).

 

 

Quelles sont les astuces de base pour ne pas se faire avoir ?

 

Conseil n°1 : acheter via une plateforme de paiement sécurisé

 

« La première fois que j’ai reçu une contrefaçon que j’avais payée avec ma carte bleue classique, j’ai tout de suite appelé ma banque et ils ne pouvaient rien faire, ni me rembourser ni même ouvrir un litige. J’ai découvert de façon douloureuse que le paiement via un intermédiaire comme Paypal était beaucoup plus sécurisé et avantageux grâce aux conditions de protection ».
 


Conseil n°2 : demander - beaucoup - de photos supplémentaires au/à la vendeur·se

 

« Déjà ça vous conforte dans l’idée que le vendeur a bien le sac en sa possession. Ensuite, ça vous permet de tout vérifier en amont de l’achat : numéro de série, images précises et nettes, facture, dustbag, etc. Attention : il existe des fausses factures, de faux dustbags, de fausses cartes d’authenticité ! Pour un sac par exemple, le plus gros révélateur ça va être la photo de l’intérieur, parce que les contrefaçons sont souvent hyper taffées en apparence, et complètement bâclées à l'intérieur ».

 

Conseil n°3 : n’achetez pas au profil 0

 

« Même si ça ne veut pas forcément dire qu’il s’agit d’une contrefaçon, il est toujours préférable d’acheter aux vendeurs qui ont déjà opéré des transactions ». On connaît trop bien les utilisateur·rices qui désactivent et recréent un compte pour éviter le retour de flamme et continuer leur petit manège…

 

 

Maintenant que vous maîtrisez les bases et si vous voulez encore plus de conseils pointus, filez mater les vidéos d’Emmanuelle sur Insta, Tiktok et Youtube. P.S : elle custome aussi elle-même ses vêtements et accessoires et c’est… mamamia. On pose ça là.