Des tatouages connectés

 

Mi-géniaux-mi-flippants, les tatouages connectés devraient débarquer sur le marché d’ici très peu de temps, sous l’impulsion des grands groupes de la tech’ et de la beauté. Le principe ? Un tatouage à la feuille d’or (comme matériau conducteur) qui vous permettra de gérer des objets connectés en (au hasard) vous grattant le pli du coude.

 

Un exemple ? Le truc fonctionnera globalement comme un trackpad, mais à même la peau. Le projet intéresse déjà Laroche-Posay et L’Oréal qui souhaiteraient s’en servir comme capteur d’UV. Parce qu’en gros, outre ses capacités connectiques, le bijou de peau permettra aussi de stocker des données, et de relever la température du corps et le rythme cardiaque de son utilisateur. Turfu.


Des chaussures du futur

 

On a du mal à penser que les sneakers telles qu’elles sont aujourd’hui nous suivront encore sur 20 ans. Et pourtant, c’est le parti-pris des japonais de chez Giddy Up, qui dévoilent leur première collection de chaussures barrées imprimées en 3D. Design futuriste, shooting improbable : un cierge pour nos styles en 2030, SVP ?

 

Un exemple ? Outre Giddy Up, des chaussures équipées de capteurs récoltant de la data sont fabriquées en ce moment même par la marque française de footwear connectée Digitsole. Le but ? Récupérer de la DATA, des données sur le métabolisme, l’activité cardiaque de celui ou celle qui les porte et à terme, prévenir des accidents plus facilement. Risky business.


Du cuir d’ADN humain

 

En 2016, Tara Gorjanc, une étudiante en stylisme fan d’Alexander Mc Queen utilisait l’ADN du créateur pour faire aboutir une collection de pièces en cuir hors-norme. Visionnaire ou dégueu ? La question plane sur toutes les lèvres. Et réveille l’intérêt de ceux qui cherchent des solutions pour une mode plus responsable, à l’abri de l’exploitation animale.

 

Un exemple ? Aujourd’hui, Tara Gorjanc a breveté sa technique. Le cuir est développé en laboratoire à partir d’informations génétiques humaines trouvées dans les cheveux, par exemple. Les informations sont ensuite répliquées et permettent de créer de la matière. Des sacs à dos, des perfectos à tomber : bientôt, dans la rue, en exclusivité, vous pourrez porter votre propre cuir sur votre dos. Human after all.


Des bactéries designer

 

Laisser la nature - et plus encore les bactéries - faire le taf en générant des colorants naturels et éco-responsables, c’est l’idée un peu ouf de l’entrepreneur toulousain Jérémie Blache. En gros, dites-vous que chaque micro-organisme est une sorte de designer qui permet d’obtenir des motifs, des formes et des couleurs qui sont complètement différents d’une bactérie à l’autre. Des créations originales, quoi.

 

Un exemple ? La véritable idée de cette start-up française, c’est d’utiliser les colorants des bactéries pour proposer une alternative aux colorants pétro-chimiques sur-utilisés dans l’industrie de la mode, et qui génèrent une véritable catastrophe écologique. Lâcher le pétrole, les solvants et les millions de litres d’eau nécessaires à la production d’une simple série de sapes. Clap, clap.


Les mêmes culottes pour tout le monde

 

Enfin, ça c’est déjà aujourd’hui avec la marque Boy Smells. Une griffe californienne qui proposait des bougies stylées depuis 2016 et qui a décidé de se lancer, en parallèle, dans le business de la culotte unisexe. De quoi couper court au débat du genre dans le monde de la lingerie, très manichéen entre apparat de la virilité et grosses dentelles.

 

Un exemple ?Offrir au concept de fluidité des genres une expérience totale”, c’est grosso modo, le leitmotiv de cette boîte américaine. En prime, et parce que c’est rigolo, vous pouvez pécho deux panties unisexe et une bougie dans un seul et même packaging. On parie que vous l’aurez pour la Saint-Valentin 2025.