Sauriez-vous identifier ce qui vous fait vraiment plaisir ?

 

Et attention, quand on parle de plaisir, on ne veut pas dire un voyage éternel aux Bahamas, non : on veut vous parler des petits trucs de votre quotidien. De ceux qui vous filent rien qu’un peu d’énergie, juste assez pour vous donner envie d’avancer ou de vous trouver une micro structure.

 

Si vous ne voyez pas du tout de quoi on peut bien vouloir vous parler, dites-vous que la clé est de penser tout petit : genre l’odeur et la saveur d’un café/thé/whatever que vous vous versez dans votre tasse/bol/whatever le matin en regardant par la fenêtre. Genre le sentiment que vous avez quand vous sortez de la douche et que vous vous pelotonnez dans votre serviette/peignoir/whatever. Genre cette sape qui vous donne l’impression d’être la queen du monde quand vous osez enfin la dégainer.

 

Bref, vous voyez où on veut en venir ? Quand on ne sait pas vraiment ce que l’on veut, la bonne stratégie peut être de commencer par checker les toutes petites choses ; celles que l’on veut vraiment - justement. Une bonne manière de vous rappeler que si vous ne savez pas à quoi ou à qui vous avez envie de dire oui, il y a bien des choses qui vous filent des envies d’approbation sans équivoque.

Et si en fait j’étais juste en train de flipper sévère ?

 

On vous en a déjà parlé (coucou), la peur, tout comme la colère, sont des émotions qui nous aident à nous protéger. À nous mettre à l’abri de situations que nous ne voulons pas ou plus vivre. Et clairement : plus qu’utile, c’est clairement nécessaire - tout particulièrement quand on s’est construit socialement en tant que femme ou que l’on fait partie d’une minorité.

 

Cela étant dit : si on apprenait à tchatcher avec notre peur autrement ? Autrement dit : si on se servait d’elle, non pas pour se foutre la pression en permanence, mais pour apprendre ce que nous ne voulons pas, et donc, ce que nous voulons ?

 

Vous voyez le topo : la peur peut-être une arme de reconstruction massive. Suffit de lui retourner sa veste rapido pour voir toutes les coutures de la résilience apparaître. Et qui sait, savoir enfin dire : oui, je sais ce que je veux. Et NON, je sais ce que je ne veux pas.

Et si c’était le moment de LE vivre ?

 

S’il y a bien un truc qui nous paralyse quand on ne sait pas ce qu’on veut, c’est qu’on est souvent saisi·es des fameux FOBO (Fear of Better Options) ou de leur cousin le FOMO (Fear of Missing Out)... Qui nous filent de sacrés bons arguments pour rester là le cul sur le bord de la route (pardonnez-nous l’expression), à regarder les choses se passer, un peu pétrifié·es, à se demander « mais bordel est-ce que je veux ce truc ou est-ce que je ne le veux pas ? ».

 

Let’s be clear : on n’a clairement pas à prendre votre décision à votre place. Ce que l’on peut vous dire en revanche c’est que POURQUOI NE PAS TENTER LE COUP EN FAIT ? Pour vous en convaincre, voici deux petits exercices / stratégies à appliquer, si le cœur vous en dit.

 

Déjà, demandez-vous quelles opportunités sont en train de se présenter en ce moment-même (et on n’a pas dit dans 6 mois) dont vous pourriez faire l’expérience. Ensuite, prenez 2, 5 ou 666 minutes pour vous rappeler rien qu’un peu où vous en étiez il y a 5 ans. Et osez nous dire franchement que vos petits coups de folie ou décisions impromptues n’en ont pas parfois valu la peine ? Et qu’il y a peut-être bien des opportunités que vous auriez kiffé avoir aujourd’hui ?

Quelles sont les personnes qui me font me sentir vivante ?

 

Ouais, OK, la question est un peu cheesy - et oui c’est parfaitement assumé. Parce que vous savez quoi : votre entourage, les personnes qui vous sont proches, qui vous aiment et qui vous soutiennent peuvent être d’une aide précieuse pour savoir ce que vous voulez.

 

Ce sont les conseils de ces ami·es que vous chérissez et qui vous donnent un grand élan vital à chaque fois. C’est cette personne de votre entourage dont la fierceness vous inspire depuis toujours. Ce sont toutes ces personnes-là.

 

Car à moins d’être très mal entouré·es (et OMG, évidemment que ça arrive, on ne tient pas à passer cette problématique sous silence), les personnes avec qui nous partageons des relations d’amour peuvent représenter les meilleures parties de qui nous sommes. Et c’est en ce sens qu'elles peuvent nous aider à repérer ce que nous voulons ou pas.

 

Que ce soit en nous dissuadant de prendre un crédit bancaire pour acheter une vieille ruine en Ardèche, ou pour trouver les mots justes pour vous redonner envie de reprendre vos études ou de changer de boulot. Bref : vous ne savez peut-être pas ce que vous voulez, mais il se pourrait bien que d’autres aient des infos capitales à ce sujet à partager avec vous.

Qu’est-ce qui me frappe le plus chez les autres ?

 

Citons pour l’occas’ la Queen Victoire Tuaillon et son podcast Le Coeur sur la Table : dans celui-ci, elle nous explique que bien souvent nous avons tendance à tomber raides dingues des personnes qui possèdent des qualités que nous aimerions avoir chez nous.

 

Votre dernier·e crush badass à grande gueule ? Votre avant-dernier·e amant·e qui écrivait dans son carnet chaque jour sans faute ? Vous avez compris, alors ouvrez l'œil et regardez : chaque personne qui vous plaît a peut-être bien des clés à vous filer sur ce que vous voulez pour vous.

 

Et la réciproque est vraie, obvi : si vous ne savez pas ce que vous voulez, autant vous dire que vous en apprendrez long sur le dossier en regardant les personnes qui vous entourent faire des choix qui vous déplaisent et qui ne vous semblent pas cohérents avec la personne que vous êtes en train de devenir / construire.

Un petit mot pour conclure ?

 

Et puis allez, une petite dernière dose de cheesy question pour la route : si vous ne savez pas ce que vous voulez ou que vous aimeriez bien savoir ce que vous voulez pour vous - pourquoi ne pas essayer de vous rappeler de quoi vous avez envie deep down ?

 

Genre la pensée furtive qui vous revient chaque soir mais que vous laissez fuir parce que le flip / la peur / l’habitude ou le je-ne-sais-quoi ? Genre ce projet planqué bien profond au fond du tiroir parce que vous n’avez pas réussi à trancher si c’était la meilleure idée de votre vie ou un plan plus risqué que de rouler sans frein sur une autoroute ?

 

Bon, quoiqu’il arrive, rassurez-vous : que vous sachiez ce que vous voulez ou pas, nous, on est plutôt sûres d’une chose : vous êtes déjà très très cool comme ça.

I. Maalèj