#1 :  « Une relation amoureuse ne consiste pas seulement à être amoureux·se. »

Ce que ça veut dire : « Hein ? Quoi ? Comment ? » = potentiellement votre réaction en lisant cette phrase un chouïa énigmatique. Donc, on s’explique : ce que veut dire cette phrase, c’est qu’au-delà de ce que l’on ressent pour l’autre, il y a beaucoup plus à attendre de nos relations amoureuses. Sous-titre : bien souvent on se dit « qu’on s’aime et que ça suffit » (parfois même pour accepter des trucs qui ne nous vont pas)... Mais est-ce vraiment ça que nous sommes censé·es chercher/trouver dans l’amour ? 

Comment l’appliquer pour aller mieux : en fait, l’idée ici est de se dire que nos relations sont là pour nous faire grandir, évoluer, rayonner - bref, de nous dire que nos relations sont de merveilleux outils de cheminement et d’empouvoirement, si elles sont saines. En d’autres termes et pour prendre un cas plus concret : vous pouvez dire que vous êtes amoureux·se de votre crush, mais est-ce qu’iel vous soutient ? Vous motive ? Vous inspire ? Bref : si l’amour doit donner des ailes, ce n’est certainement pas que pour voler vers l’autre. C’est aussi pour prendre son envol et se découvrir soi-même.



#2 : « Ce n’est pas parce que les autres n’acceptent pas vos limites qu’elles ne sont pas légitimes. »

Ce que ça veut dire : ça vous est peut-être déjà arrivé : vous trouvez qu’une situation est grave abusax mais la personne en face de vous vous répond que c’est vous qui en faites des tonnes pour pas grand chose. Coup classique : vous venez d’exposer vos limites et on vous a répondu que vous feriez mieux de les remettre en question. Résultat : vous ne vous sentez pas respecté·e ou entendu·e ET EN PLUS vous avez l’impression que tout est de votre faute. 

Comment l’appliquer pour aller mieux : faites cet exercice très simple : distinguez ce qui dépend de vous et ce qui dépend de la personne en face de vous. Vous allez potentiellement (et très rapidement) vous rendre compte que non seulement vous êtes parfaitement en droit de poser vos limites MAIS AUSSI que la façon dont la personne en face de vous réagit est un indicateur de ce qu’iel ressent (pour une raison sur laquelle vous n’avez aucun pouvoir). Bref : en retournant le truc, vous pourriez peut-être même vous réconcilier - avec vous-même, pour commencer, et avec la/les personne·s en face de vous maybe. 



#3 :  « Pardonnez-vous les choix que vous avez faits quand vous n’aviez pas de meilleures options à choisir. »

Ce que ça veut dire : on n’sait pas vous mais en ce qui nous concerne, on avait l’impression d’avoir fait un sacré paquet de choix de m*rde dans notre vie… Jusqu’à ce qu’on tombe sur cette psy qui nous a fait réaliser qu’à ce moment-là, c’était peut-être la meilleure option qui existait (puisqu’il n’y en avait pas d’autre), ou que nous n’étions pas en capacité de nous juger dignes de faire les choses autrement (puisque nous ne nous respections pas suffisamment). Even more : cette psy nous a fait comprendre que parfois, nous étions comme pris·es dans la toile d’un·e/des autre·s, et qu’on ne pouvait donc pas considérer comme un choix un truc que l’on avait tout simplement subi. Et donc (ça va) sans dire, qu’on ne pouvait pas se le reprocher. 

Comment l’appliquer pour aller mieux : déjà, en commençant par lire, relire et vous répéter cette phrase. Car elle porte en elle la possibilité que vous avez de vous pardonner. Et parfois même de comprendre qu’une situation dont vous croyiez être responsable était en fait un trauma. Bref : il s’agit de cesser de porter sur ses épaules un poids trop lourd et complètement injustifié pour pouvoir cicatriser et aller de l’avant. 



#4 : « Arrêtez de vous gaslighter vous-même et apprenez à repérer les red flags que vous auto-générez. »

Ce que ça veut dire : vous n’imaginez pas la tête qu’on a tirée quand notre psy nous a balancé ce genre de dossier. Et pourtant, c’est vraiment pas déconnant quand on y pense : puisque les techniques de gaslighting (aka, selon Wiki “une forme d'abus mental dans lequel l'information est déformée ou présentée sous un autre jour, omise sélectivement pour favoriser l'abuseur, ou faussée dans le but de faire douter la victime de sa mémoire, de sa perception et de sa santé mentale. Les exemples vont du simple déni par l'abuseur de moments pénibles qu'il a pu faire subir à sa victime, jusqu'à la mise en scène d’événements étranges afin de la désorienter.”), ressemblent drôlement aux conversations qu’on peut avoir avec nous-mêmes à base de “tout est de ma faute”, “non mais en fait ça s’est pas passé comme ça”, ou encore “j’exagère, y’a rien de grave là-dedans en fait”. Coucou les red flags ou bien ? 

Comment l’appliquer pour aller mieux : on ne dit pas que c’est facile mais l’idée ici est de se prêter à un petit exercice qui consiste à faire attention à la manière dont vous vous parlez (surtout si vous vous parlez mal). Aux histoires que vous vous racontez (surtout si vous vous y positionnez toujours comme étant “en faute”). Of course, ce type de réaction/fonctionnement mental est typique chez les personnes qui ont survécu à un trauma ou qui ont eu une relation toxique/violente. L’idée est donc de ne pas reproduire en autonomie ce qu’on vous a fait subir. Parce que vous méritez le mieux, pas le pire.



#5 :  « Personne n’est facile à vivre. Mais certain·es valent le coup que vous vous battiez pour elleux comme vous méritez que l’on se batte pour vous. »

Ce que ça veut dire : on vous en parlait encore tout récemment dans notre article  « Est-ce qu’on ne serait pas toustes un peu toxiques ? » : nous pouvons avoir une certaine tendance à cancel les gens ou à abandonner des amitiés ou des amours à la moindre difficulté rencontrée. Et c’est là que ce conseil de psy intervient : car il nous rappelle que nous avons toustes nos défauts, nos traumas, nos bad days. Que nous souffrons toustes, à notre façon. Et qu’à moins, vraiment, de juger qu’une de vos relations est devenue inacceptable, eh bien vous devriez peut-être mettre votre ego de côté et tenir bon. 

Comment l’appliquer pour aller mieux : il y a tout de même un complément d’information à ajouter : on ne vous dit pas ici de ramer en pleine tempête avec une personne qui visiblement ne semble pas vous respecter. Non, ce conseil s’applique aux personnes-pépites que nous trouvons sur notre chemin, à celles qui nous font grandir et du bien. Pour résumer : il arrive qu’une belle amitié se casse la gueule pour pas grand chose. Et dans ces cas-là, se battre pour l’autre, en dépit de ses défauts ou de ce qui ne va pas = juste un obstacle à surmonter pour garder dans votre vie quelqu’un·e qui compte. 



#6 : « Certaines personnes font partie du voyage mais pas de la destination.

Ce que ça veut dire : prenons un exemple typique : un coup de foudre amical - aka une relation que vous construisez très rapidement avec une personne, au point de devenir fusionnel·les. Why ? Parce qu’en général vous partagez des problématiques communes (ou des passions, ou ce que vous voulez c’est selon). Autre exemple typique : un gros crush mutuel avec une personne dont vous ne pouvez, en l’espace de quelques semaines, plus vous passer. Vous voyez où on veut en venir ? Parfois certaines relations se construisent très rapidement, parce qu’elles vous aident, précisément à vous construire chacun·e individuellement… Mais ce n’est pas pour autant qu’elles sont amenées à durer dans le temps. 

Comment l’appliquer pour aller mieux : clairement, c’est compliqué. D’ailleurs, dans de nombreux cas relationnels de ce type, la personne avec qui vous étiez en train de vous relationner peut vous ghoster du jour au lendemain. Ce qu’il faut comprendre, c’est que, quelle que soit (ou ait été) l’intensité de cette relation, quelle qu’ait été l’importance fulgurante de cette personne dans votre vie… Votre quête centrale et majeure = vous et votre bien-être. Il est donc parfois nécessaire de (idéalement) se dire adieu et merci pour le chemin parcouru ensemble. Et vous savez quoi ? En acceptant ça, vous avez de grandes chances de comprendre que tout ce que vous projetiez sur cette personne existe aussi en vous-même. Que vous pouvez continuer à cheminer en solo en pensant aux bons moments que vous avez passés ensemble et pas en déprimant x1000 sur un sentiment de perte. If you love somebody, set them free, t’sais. 

 

I. Maalèj