On a testé : un mois de morning pages
Et on valide
Vous êtes déjà tombé·e sur un livre random qui vous a irrésistiblement attiré ? C’est le sortilège qui nous a frappées quand The Artists’ Way est arrivé entre nos mains. Ce bestseller de Julia Cameron est un programme pour les personnes souhaitant être plus créatives, au niveau pro comme perso. Au départ, on ne savait pas si c’était du développement personnel utile ou un manuel néolibéral pour rentabiliser le moindre aspect de notre existence. Du coup, on a un peu hésité à se lancer dans cette lecture. Mais force est de constater : ça claque. Une des pratiques suggérées par le livre nous a tellement fait kiffer qu’on était obligées de vous la partager : les morning pages.
Pas moyen de se planter
Les morning pages, c’est tout simplement écrire trois pages chaque matin en flow de conscience. On attrape un carnet et on y met tout ce qui nous passe par la tête : le nouveau boulanger nous énerve, quel est le sens karmique de l’univers, il y a un joli détail sur le mur face à nous… Rien n’est trop puéril, dramatique, insignifiant ou chelou pour aller dans les morning pages.
Julia Cameron est catégorique : il n’y a pas de mauvaise façon de les faire. Tant qu’on s’y met chaque matin, ça marche. Le goal n’est pas d’être Balzac, mais de capter les trucs qui nous trottent dans la tête à notre rythme et d’apprendre à nous exprimer sans nous juger. On a profité du chill du mois d’août pour tester et les effets bénef’ se sont rapidement fait sentir. Ça libère le cerveau, donne des bonnes idées, nous montre où sont les problèmes et ça apaise l’anxiété.
Cette pratique, qui prend entre 10 et 20 minutes chaque matin et ne coûte rien, c’est du self care simple et efficace. On vous conseille d’ailleurs de la faire après une séance de cohérence cardiaque via l’appli Respirelax, pour un réveil 100% oklm.
Le self care n’est pas une injonction
Attention : n’en faisons pas une énième injonction à bosser pour devenir « la meilleure version de nous-même ». Les morning pages ne sont pas là nous « apprendre à positiver dans notre couple » même quand notre partenaire est malsain·e, ou pour être tellement en forme qu’on va « gérer notre carrière comme une boss ». Oui, ça apporte détente et énergie - ce qui est toujours sympa- mais c’est surtout là pour nous aider à avoir une vision claire de nos vies, de ce qui nous fait viber ou galérer.
Donc peut-être que les morning pages vous feront réaliser que vous devez larguer votre mec et votre taff #oopsie. Comme dit Julia Cameron : « Il est impossible de faire les morning pages pendant une période prolongée sans entrer en contact avec une puissance intérieure inattendue ».
No panic, de notre côté ça apporte surtout des changements subtils. Un meilleur mood au réveil, plus d’assurance, moins de self-consciousness... De toute façon, c’est ça la transformation : c’est tout doux et c’est souvent des mois après qu’on réalise le chemin parcouru. Du coup, on va continuer à griffonner dans notre carnet.
Claire Roussel







