Pourquoi on va couper notre tél' cet été
Bisou je manvol
Congratulations, you made it : vous avez tenu jusqu'aux vacances d'été, ou presque (ne nous forcez pas à choisir entre les teams août ou juillet). Que vous partiez loin ou restiez à la maison, que vous ayez un mois ou une semaine de chill, on a une proposition self-care : lâchez ce portable. En tout cas, nous, c'est ce qu'on va tenter de faire.
Pour décrocher des actus anxiogènes
On sait pas vous, mais les news des derniers mois nous ont filé une bonne dose de stress et de larmes. Entre les violences policières condamnées par l’ONU, la mort de Nahel et le début du mois de juin le plus chaud de l’histoire, le mood est au tapage de crâne contre un mur (porteur de préférence). Si c’est utile de rester informé·es pour mobiliser nos forces -genre en soutenant les proches de Nahel et les jeunes révolté·es- c’est aussi ok de s’autoriser une pause si on sent le burnout militant pointer le bout de son nez, surtout si on est directement concerné·e par les violences actuelles. Si c’est le cas, on s’autorise une petite pause à tout moment, promis on va y arriver.
Pour ne pas penser au taff
Est-ce que votre boss est content·e du rapport rendu cinq jours avant votre départ ? Bah on s’en fout, vous êtes en vacances et le droit à la déconnexion est garanti par la loi française depuis le 1er janvier 2017. Pour ne pas céder aux sirènes anxiogènes de Slack ou Gmail, easy peasy : désinstallez-les. Et si c’est trop dur (on se coco), désactivez au moins les notifications...
Pour se laisser surprendre
Parce qu’à force de checker Tripadvisor et Google Maps, les découvertes estivales perdent de leur piment. Se laisser déambuler sans autre influence que son instinct, c’est ouvrir la porte à, oui, des plantades, mais aussi à des rencontres inattendues loin des spots touristiques.
Pour ne rien faire, for real
Plutôt que de se lancer dans un tunnel de scrolling plus interminable que le premier semestre de 2023, couper son tél permet de ne -vraiment- rien faire pendant les pauses. De prendre le temps de sentir son corps, d'écouter les bruits autour de nous, de respirer doucement… Bref, vivre sa best expérience farniente. Et si ça vous rend un peu anxieux·se (normal c’est dur de déconnecter) on vous conseille d’emporter un petit fidget ou une activité 0 pression type coloriage ou mots fléchés.
Pour calmer la pression des réseaux sociaux
Instagram, TikTok et compagnie, c’est marrant. Mais ça amène aussi son lot d’injonctions qui viennent assombrir les journées de chill. Genre en nous mettant sous le nez beaucoup de corps retouchés, ce qui peut entraîner de la dysmorphie. Vu que 67% des femmes françaises sont mal à l’aise en maillot de bain, autant ne pas se rajouter une pression.
Pareil pour l’injonction à tout esthétiser, accentuée à mort par l'essor des vidéos courtes. Marre de nous demander « Mais quel est le meilleur angle pour poster ce champ de coquelicots en story ?? » plutôt que de viber. Donc on zappe, et on prend un appareil argentique acheté en brocante pour immortaliser ses souvenirs. Petit tip en + : N’hésitez pas à ramener un bouquin ou un magazine qui vous fait du bien. Ça aide toujours si y’a un coup de mou.
Nos meilleurs tips :
La digital détox, c'est plus facile à dire qu'à faire. Les plus téméraires abandonneront purement et simplement leur téléphone, mais ça reste pratique d'avoir Maps si on se paume ou de pouvoir appeler les secours en zone isolée. On peut désinstaller les applications non essentielles, désactiver toutes les notifications et se mettre en silencieux. Il y a aussi Space qui permet de personnaliser sa déconnexion, ou Off the Grid qui bloque carrément notre tél’ sur un temps donné. Et plus on est , plus on chille : faire une digital détox à plusieurs enlève les tentations et booste la motivation. De notre côté, on va siroter des Spritz sur le sable avec nos copaines et on va essayer très fort de pas faire de TikTok (mais on vient d’apprendre à utiliser CapCut, du coup c’est pas sûr) (on se tient au courant).
Claire Roussel







