Self-care talk : le syndrome prémenstruel
Qui est-il, que veut-il ?
Scénario : une semaine avant vos règles. Vous avez faim (genre la grosse dalle). Vous avez le seum (genre vraiment). Vous avez mal partout, envie de démissionner juste pour dormir toute la journée, et peut-être même l’impression d’avoir pris 2 kg en quoi ? 48 heures ? FÉLICITATIONS (hm), vous gagnez un ticket pour la tombola du SPM. À la clé : entre le 150 et 300 symptômes différents et la grosse galère pour comprendre comment ça marche. Bon, du coup, on vous explique, un peu ? <3
Fuckin' SPM
On vous la fait courte : SPM ou syndrome prémenstruel, c’est le nom qu’on utilise pour désigner l’ensemble des symptômes qui surviennent en amont des règles et vous foutent la misère façon déprime intergalactique ou ballonnements de l’enfer. Enfin, tout ça c’est très résumé, bien sûr. On dénombre un éventail de 150 à 300 symptômes physiques et/ou psychiques différents (!) selon les études - et que ce syndrome se vit de manière très différente selon les personnes.
D’ailleurs, le SPM peut être très “créatif” et se manifester sous différentes formes et selon différents paramètres chaque mois. Il peut débarquer jusqu’à 10 jours avant les règles (#chouette) et subsister jusqu’au 2ème jour de celles-ci (#combo). Vous pouvez l’expérimenter vénère depuis vos premiers cycles et le voir s’estomper d’un coup à 30 ans. Vous pouvez aussi le sentir évoluer en fonction de vos choix contraceptifs.
En résumé : vous pouvez avoir la poitrine tendue et douloureuse un mois, et des phases de déprime intenses le mois suivant. Vous pouvez avoir les deux en même temps, rien du tout, ou même des trucs plus chelous comme des gingivites ou des chutes de tension.
Et tout le monde s’en fout ?
Bref : c’est le méga-bordel, et en plus de ça, personne ne sait encore trop comment ça fonctionne exactement. C’est d’ailleurs pour ça qu’on appelle ça un syndrome : à date, on a de très nombreux symptômes sur la table, mais on n’arrive pas pour autant à expliquer leur fonctionnement ou à justifier leur véritable origine.
En cause : le tabou des règles et le peu d’intérêt que porte la science à la santé et sexualités des femmes de manière générale, comme on vous en parlait déjà dans notre article sur la baisse de libido.
Pourtant, le SPM toucherait entre 80 et 90% des personnes menstruées. 2 à 3% d’entre elles expérimenteraient même la version plus hardcore du SPM à savoir le Trouble Dysphorique Prémenstruel (un ensemble de symptômes extrêmes qui accentuent la détresse psychique).
Comment prendre soin de soi ?
Bon, on sait, ça fait flipper. Vous commencez peut-être à comprendre votre état de la semaine dernière (et des années d’avant). Et même si, malheureusement, le peu de connaissance que l’on a sur le SPM à ce jour ne permet pas d’apporter de vrai mode d’emploi pour le traiter, on peut au moins prendre soin de soi et faire du mieux qu’on peut. Comment ?
1) Pas facile vu l’augmentation des fringales et lubies alimentaires en tout genre pendant cette période (#chocolat), mais l’un des premiers points à examiner est celui de l’hygiène de vie. Certaines études ont prouvé que soigner son alimentation permettait de réduire les symptômes du SPM de manière significative. Exit les produits excitants comme le thé, le café, les cigarettes ou les boissons à base de cola.
2) Pour mieux se repérer et anticiper les craquages et douleurs de tout type, on chope un carnet où on tient à jour son cycle (on note ses symptômes au fil des jours ou des mois, on apprend à se connaître). Et si on a la flemme, on peut toujours installer Clue (youhou) - en faisant bien gaffe à ses données en l’utilisant.
3) Atout nature de taille : la sauge. À dégommer en tisane ou à utiliser en huile de massage, dans la mesure où cette plante permet de réguler la fluctuation du cycle hormonal. Banco.
4) Enfin, au risque d’enfoncer une porte ouverte : prenez soin de vous. Chillez comme vous le sentez, prenez un rendez-vous pour un massage, parlez-en à vos potes ou à votre médecin.
Et comprenez bien que même si les règles sont naturelles, ça ne l’est jamais de souffrir ou de voir son quotidien perturbé par des symptômes aussi vénères qu’ils sont relous.
Take care <3
Cet article vous a plu ? On l'a pensé avec Gina, la marque de tampons et serviettes 100% bio et anti-tabou. Sur leur blog, aka la Vagipédia (!), vous trouverez un tas d'articles dans le même genre : un topo sur le cycle menstruel, le syndrome du choc toxique décortiqué, et même un petit guide de masturbation féminine. Et pour suivre Gina sur Instagram, c'est juste là.







