Comme ça, on peut se dire que vulnérabilité et courage sont clairement opposés. L’un évoque la faiblesse, l’autre la force. Sauf qu’en réalité, ces deux notions sont complémentaires. D’un côté parce qu’il ne peut pas y avoir de courage sans vulnérabilité, de bravoure sans risque, sans peur, sans peine ou sans douleur. Et d’un autre côté, parce que faire preuve de vulnérabilité, s’exposer à l’incertitude, au risque, aux autres, mettre sa personnalité et ses sentiments à nu, être authentique dans ses relations, ça demande un vrai courage.
 

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Et ça aide à remettre pas mal de choses en perspective : puisque vulnérabilité = courage, demander pardon, par exemple, n’est pas du tout un aveu de faiblesse mais une preuve de courage. Envoyer le premier texto après un date ne fait pas de nous quelqu’un de needy, juste quelqu’un qui a le courage de prendre les choses en main et de provoquer le destin.

 

La vulnérabilité, c’est aussi cette chose qui nous permet de créer des relations profondes avec les gens. Oui, quand on dit “Je t’aime” en premier, on prend le risque d’être rejeté·e et oui c’est potentiellement très douloureux, mais est-ce que la possibilité d’être aimé·e en retour ne vaut pas mille fois ce grand saut dans le vide ? On ne peut pas se protéger toute sa vie si on veut vraiment la vivre.
 

📸 Unsplash / Hunter Newton

 

Comme l’explique Brené Brown, dans notre monde moderne on essaie d'éradiquer la vulnérabilité, notamment en transformant l’inconnu en certitude. On a désappris à dire “Je ne sais pas”, parce que ça nous donne l’impression de ne pas être “assez”, assez intelligent·e, cultivé·e, doué·e, préparé·e… Les croyances personnelles souvent flottantes sont devenues des religions ultra encadrées qui “détiennent la vérité”. On prédit la météo sur 3 semaines. Chacun·e avance sa théorie sur tout sans écouter les autres, parce que ça pourrait ébranler ce qu’on croit savoir, et nous rendre donc vulnérables.

 

Dans nos esprits, le doute est devenu un problème à résoudre. Il n’y a pas si longtemps, il était l’essence même de la réflexion de tou·te·s les grand·e·s philosophes…
 

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Une personne qui doute, qui remet en question ses propres pensées, accepte qu’elle ne sait pas tout sur tout et qu’elle ne sait finalement que peu de choses, qui accepte sa vulnérabilité face à et sa peur de l’inconnu, ça c’est une personne courageuse.

 

Dans la même idée, Brené Brown explique que le vrai courage c’est aussi ne pas rester silencieux·se sur les sujets qui comptent comme l’anti-racisme, l’anti-homophobie, l’anti-transphobie, le féminisme… même si ça veut dire faire des erreurs et être remis·e à sa place. Ne pas avoir ces conversations parce qu’elles sont inconfortables, qu’elles peuvent nous mettre dans des positions difficiles où on est critiqué·e·s ou corrigé·e·s, c’est la définition même du privilège. C’est là qu’on comprend à quel point vulnérabilité et courage vont de paire.
 

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Accepter d’être vulnérable, c’est accepter de faire pleinement partie du monde, avec ses risques et ses happy ends, c’est avoir le courage de vivre sa vie sans regret.

 

Pour voir le talk de Brené Brown sur Netflix, c’est juste ici.

Et pour retrouver Des manucures et des podcasts, notre combo self care du dimanche, c’est par là.