4 conseils et exercices pour se (re)mettre à écrire
Un journal, un blog ou un roman
Envie de vous y mettre mais complètement paumé·e ? On connaît. Et sans vouloir vous spoiler, on ne connaît aucune recette magique pour se (re)mettre à l’écriture en deux-temps trois-mouvements. En revanche, ce qu’on peut vous filer, ce sont de vraies idées pour vous aider à mieux vous repérer dans votre “projet”. Et aussi quelques exercices d’écriture qui marchent bien et qui font plaiz’ pour les jours d’angoisse / de page blanche. On veut bien notre nom dans les remerciements de votre prochain roman 😏
Avoir sa chambre à soi
Virginia Woolf avait tout dit : pour écrire, et pour écrire vraiment, ce qu’il faut avant toute chose c’est une chambre à soi. Aka un véritable espace où vous pouvez vous retrancher pour lire, écrire, ou boire du thé en regardant le plafond en réfléchissant à vos rêves de gloire. Ceci dit, dans la vie de tous les jours en 2020, avoir un espace dédié à la création = demander la lune. Alors qu’est-ce qu’on fait ?
À défaut d’avoir un endroit dédié, vous pouvez vous inventer cette “chambre à vous” avec les moyens du bord. Par exemple : prévenir la/les personnes avec qui vous vivez que tous les samedis de 9h à 12h vous serez à votre bureau pour travailler sur votre blog / mémoires / recueil de nouvelles (#nedérangersousaucunprétexte).
Une autre astuce qu’on aime bien : choisir un endroit à l’extérieur de chez vous où vous irez par exemple une fois par semaine / quand vous aurez envie d’écrire. Ce peut-être un bistrot de votre quartier où le café est pas cher (+ 1 pour la table dans le fond où personne ne vous voit), ou encore la bibliothèque municipale de votre quartier (+ 1 pour le silence absolu et l’accès aux bouquins).
L’idée, vous l’aurez compris : avoir un endroit où faire fleurir vos idées à l’abri de la tornade de la vie quotidienne.
Bien choisir son/ses supports
Magie magie du 21ème siècle : écrire aujourd’hui ne se limite pas à l’équation papier + crayon. Il existe tout un éventail de supports et de pratiques que vous pouvez décliner, mixer, ou revisiter en fonction de votre quotidien et de vos envies.
Pourquoi c’est important ? Déjà, parce que ça fait partie du plaisir d’écrire, tout simplement. Ensuite, parce que pour faire entrer l’écriture dans votre quotidien, l’idéal est d’écrire autant que possible. En gros : chaque fois que vous avez une idée (même floue), une phrase qui vous traîne en tête, une question qui vous taraude : écrivez.
Quelques conseils et idées en ce sens :
1/ ayez toujours (ou presque) de quoi écrire sur vous. L’idéal, pour ritualiser ce moment et lui donner une forme concrète peut être de choisir un carnet / cahier qui vous plaît et qui se transporte facilement (le mieux : un cahier souple, un papier agréable - recyclé si possible tmtc, et un stylo fétiche).
2/ usez et abusez d’une application de notes sur votre téléphone. Idéal, typiquement, pour les jours où vous zappez de prendre votre carnet / si vous ne supportez pas d’écrire au stylo. L’avantage : copier / coller ces notes en deux secondes sur votre ordi pour la suite.
3/ vous pouvez aussi vous essayer au dictaphone / micro. Très bien pour enregistrer des idées à la volée entre deux portes et sans les écrire. Et maybe des points bonus pour votre making-of de roman (on y croit).
4/ enfin, votre ordinateur (si vous en avez un) = votre machine à écrire. Vous pouvez y stocker et centraliser tous vos écrits dans un dossier dédié. Et surtout copier, coller, effacer, recommencer, et garder toutes les versions de votre projet au fur et à mesure.
Trouver son rythme et inventer des rituels
Conseil tout bête mais c’est peut-être un des meilleurs qu’on puisse vous donner : n’ayez pas peur de vous y mettre sans savoir exactement ce que vous voulez faire ou de quoi vous avez envie de parler. Vous le découvrirez au fur et à mesure, et cette phase de recherche fait intrinsèquement partie du projet en lui-même. DONC que vous écriviez un journal, un blog ou un livre, même combat : trouver vos marques, vos habitudes, votre “pâte”, et (surtout) vos mots. Bref : trouver votre rythme.
Et s’il est vrai que dans la pratique ça ne pourra jamais vous faire de mal d’écrire 10 000 mots par jour (#entraînement), la réalité est souvent toute autre. Vous pouvez donc aussi vous créer des rituels et moments de kif qui ne sont pas des moments d’écriture à proprement parler mais qui sont tout aussi importants.
Par exemple :
1/ Prendre le temps de lire et d’écouter des personnes qui vous plaisent et dont l’écriture vous parle pour vous faire une idée de ce que vous aimez et trouver de nouvelles idées.
2/ Avoir un·e / des partenaire·s d’échange littéraire. Aka une personne de votre entourage (ou pas d’ailleurs) qui aime lire / écrire autant que vous et avec qui vous pouvez créer un RDV hebdomadaire (par exemple) pour partager des textes, des idées, ou vos dernières découvertes.
3/ Côté écriture de journal, vous pouvez aussi lire des autobiographies de personnes qui vous inspirent. Rien de mieux pour se rendre compte qu’il y a 1001 manières de raconter sa vie.
Tenter des exercices d’écriture
Si vous ne savez pas par où commencer, ni quoi écrire : imposez-vous une contrainte (créative). Par exemple : ne pas utiliser le pronom “je”, ou la lettre “r” (gros level), ou encore décrire votre journée en maximum 5 lignes dans votre journal pendant une semaine. L’idée : vous surprendre et découvrir d’autres manières d’écrire.
Côté fiction, un exercice assez simple : reprendre un texte que vous avez déjà écrit et à ajouter une à dix phrases entre chaque phrase. Le but : “gonfler” le texte de base en ajoutant des détails, des nouveaux éléments, des dialogues… bref, tout ce que vous voulez. À la fin, votre texte de base aura doublé de volume, et peut-être même que vous aurez trouvé de nouvelles idées pour le prochain chapitre.
Pour la poésie (ou même tout le temps), vous pouvez travailler avec des dictionnaires de synonymes ou de rimes comme on vous le recommandait déjà dans cet article. Nos préférés : le Cnrtl, ou le site de Rimes Solides.
Enfin, pour les jours de folie, on vous recommande le livre (assez technique mais très cool quand même) de l’Oulipo, Atlas de littérature potentielle. 400 pages d’exercices et d’idées pour manier les mots comme personne.
Allez, ça part dans la barre de favoris tout de suite.







