
Comment être une bonne alliée LGBTQIA+ ?
#actup
Ce mois-ci, c’est la #pride. Et aujourd’hui, la marche des fiertés, aka la journée où l’on célèbre et visibilise les cultures LGBTQ +. Pour l’occas’, on vous file un petit guide pour être une véritable alliée de la cause queer. Dans le jargon, c'est une personne hétéro qui supporte l'égalité des droits civiques et conteste l'homophobie, la biphobie et la transphobie (merci Wiki). Bon, et ce qui est bien, c'est que ça marche quelque soit votre orientation sexuelle. Amour sur tout le monde !
Reconnaître ses privilèges
Ça peut sembler un peu rude pour commencer, et pourtant c’est essentiel. Pour être une bonne alliée, il faut prendre conscience de l’oppression subie par les personnes queer. Et pour ça, il faut prendre conscience qu’on est toute la privilégiée de quelqu’un. Être privilégiée ne signifie pas rouler sur l’or, mais avoir une immunité particulière (qu’on n’a pas cherché à obtenir) qui nous facilite la vie au quotidien. Être un homme est un privilège, tout comme être blanc·he, valide (non-porteuse d’un handicap), cis (en accord avec le genre qui nous a été assigné à la naissance) ou hétéro. Pour faire ce travail sur soi-même, on vous recommande très chaudement le quiz de Jennifer Padjemi “À quel point êtes-vous privilégié·e ?”.
Être à l’écoute et savoir se taire
Puisque vous avez remis en question votre statut privilégié, vous pouvez maintenant remettre en question votre place dans le débat. En tant qu’alliée, votre avis n’est pas celui qui compte le plus. Même si toute contribution à la cause est enrichissante (si bienveillante), votre place est avant tout à l’écoute et au soutien. En vous emparant trop souvent de la parole, vous risquez aussi de commettre des bourdes. Pour la question du coming-out par exemple, “encourager” son ami·e à sortir du placard n’est pas toujours la meilleure idée. C’est une étape importante, parfois (souvent) compliquée, dans la vie d’une personne gay/lesbienne/bi/trans et chaque personne la gère différemment selon son contexte et ses envies. Votre rôle est d’offrir une oreille attentive et un soutien indéfectible, qu’importe la décision de la personne concernée.
Faire ses devoirs
Pour éviter au max les maladresses et développer votre empathie en bonne intelligence, rien de mieux que potasser. Pour ça, on vous conseille de lire Têtu, mais aussi de vous abonner à la newsletter pop culture queer I Like That, d’écouter le podcast Coming in sur Arte Radio (Out d’or du meilleur docu !) et de regarder le docu tout neuf du réal Dennis Parrot, Coming out, un montage type collage de milliers de vidéos récoltées sur Internet, de millennials (globalement) faisant leur coming-out.
Accepter ses erreurs
En tant qu’alliée, votre engagement est évolutif et constamment améliorable. On l’a dit, vous risquez, parfois, de faire des bourdes. Si une personne queer se sent offensée ou mal à l’aise par et par rapport à vos propos, acceptez que vous êtes dans l’erreur en présentant vos excuses. C’est pas toujours facile, mais absolument nécessaire. Si la personne est disponible, prenez ensuite le temps de comprendre votre erreur pour ne pas la répéter. Au fur et à mesure, votre ego prendra de jolies couleurs arc-en-ciel, vous ne serez qu’amour et Elton John vous fera une spéciale dédi sur Insta. Love is love.







