Les 12 photos qu'on ne publiera PAS sur Instagram
To post or not to post, that is the question
Parfois, la question se pose. Parce que cette photo prise un jour où vos fesses tombaient parfaitement bien dans votre Levi’s pourrait sembler pertinente à exposer dans ce mini-musée digital. Et pourtant, vous rechignez : quand même, c’est pas rien. On a déroulé la pellicule de notre smartphone pour vous exposer les 12 types de photos qu’on aurait pu poster mais en fait… non.
Repéré sur Man Repeller, et librement inspiré de l'article d'Amelia Diamond
Photo @emrata
Le selfie ‘I’m sexy and I know it’
Ce jour-là, la lumière était belle, vous étiez de bonne humeur. En plus de ça, vous aviez une gueule de compet’ : celle que vous aimeriez avoir quand vous tombez sur la personne qui vous a lamentablement ghostée après une super soirée. Bref, tel Narcisse, vous avez craqué devant vous-même et tenté un sourire mi-complice-mi-chaudasse. Et même si vous vous appréciez dans cette version méliorative de vous-même, sauce Pussycat Doll, vous n’oseriez pas. Non, jamais. Too bad.
Le selfie JPP
Vous êtes ivre, littéralement. Ou bien vous souffrez d’une légère dépression qui vous a poussée à engager vos 4 jours de RTT dans des actions culture sur Netflix. Vous avez un oeil plus gros que l’autre, et qui pleure. Le teint d’une fumeuse à 4 paquets par jour. Afin de reprendre contact avec le réel, vous tentez un selfie, pensant qu’un miroir serait sans doute plus violent. Vous envisagez presque un instant une publication. #sansfiltre. #enfaitnon. Vous l’envoyez à un-e pote à la place : best decision ever.
La photo de groupe ratée
Enfin : sauf pour vous. Dessus, vous êtes plus canon que vous ne l’avez jamais été. Genre belle comme un arc-en-ciel. Et pourtant : vous ne pouvez pas la publier. Assise à cheval entre votre ego et vos responsabilités affectives, vous perdez la bataille. Dommage qu’il soit fini le temps où on coupait sans vergogne la gueule de ses potes chelou sur Paint pour en extraire son propre visage (radieux). L’âge adulte, cette mascarade. LOL.
La photo de groupe réussie
Enfin : sauf pour vous. Et des excuses s’imposent pour tous ces gens beaux comme jamais ils ne l’ont été. Mais votre propre visage entache le tableau général d’une affreuse laideur que vous n’aviez même jamais constaté jusqu’à lors. Effrayée que la chose finisse par fuiter, vous harcelez le propriétaire de la dite-photo jusqu’à ce qu’il la supprime, l’air réprobateur.
La story ‘passion graphisme’
Vous y avez mis du coeur. Par ennui, par passion, vous ne savez pas. Bref : vous venez de passer 45 bonnes minutes à pimper une photo random prise par un-e pote à la pause déj’ en y greffant moults détails évoquant votre dernier week-end en Bretagne. Quand soudain, vous réalisez que votre élan artistique pourrait passer pour une légère crise d’égo du genre ‘qui passe autant de temps à se griffonner des cheveux de sirène”. Vous n’êtes pas sûre de vouloir être ce genre de personne. Vous ne postez pas.
La photo sans légende
Vous avez cherché, en vain, par intermittence et pendant des heures l’opportun sous-titre, la bonne envolée lyrique à greffer à cette photo de vous assise sur un camion poubelle en mini-short effet latex. Vous n’avez pas trouvé. Craignant que la posture et l’ensemble puissent passer pour autre chose qu’une recherche artistique constante - qui constitue le coeur même de votre mode de vie… vous ne postez pas.
Les 78906 photos du bébé ou du chien de votre pote
Qui constituent, par essence, la moitié de votre feed photographique. Et c’est vraiment TROP mignon, mais franchement, qui a inventé l’eau chaude en postant un chien ou un enfant angélique sur Instagram ? Personne.
Le photo-montage cheesy de vos potes pour votre anniversaire
Non, vous ne pouvez pas, vous ne pouvez pas assumer une telle déflagration d’amour. Trop de pression. Tous ces gens qui sauraient qu’on vous aime au point de vous greffer des stickers chiots à côté du visage. Ou au point de passer 6 heures sur Photoshop pour faire un collage pourri où vous avez l’air d’être bourrée à côté de Rihanna : vous n’assumez pas. Du tout.
La photo #throwbackthursday que vous avez zappée à tout jamais
Un jour, vous vous êtes dit, pourquoi pas se prêter à cette tendance qui consiste à lancer dans les affres d’Internet une sympathique photographie de vous à 4 ans, l’air déglingué sur un vélo à 4 roues, sapée d’un mythique legging à fleurs. Et puis vous avez renoncé. On ne sait pas : un jour, devenir célèbre et endurer le martyre ? Mieux vaut rester prudent.
Ce meme que vous avez trouvé golri mais ne saviez pas s’il l’était vraiment
Cas d’école. Vous ne savez pas pourquoi, vous trouvez ça super drôle. Et ce que vous savez, c’est que vous risquez potentiellement une humiliation publique si personne n’envisage l’humour comme vous. Genre, cette tendance qui voudrait que l’on se photographie la gueule dans un rouleau de PQ pour ressembler à la lune. Golri, pas golri ? Intranchable. Vous gardez ça pour vous.
Cette nature morte hyper artistique
Faite d’un vieux reste de raisin et d’une pêche qui vous a donné envie de vous la jouer façon Paul Cézanne avant de réaliser que … vraiment, ça ne collait pas. Mais c’est bien d’avoir essayé.
Cette photo vraiment abusée que vous n’avez pas prise
Sur laquelle vous avez à peine l’air de poser. Ha-ha. Debout face à la mer, l’air rêveur, vous arborez un bikini rouge pastèque, un bout de votre fessier s’en échappant, bien rebondi. Vous avez hésité (vous êtes sexy, dessus, quand même), vous avez eu peur (que va dire votre mère ??), vous avez reculé. Devant l’adversité. Encore une fois.
Repéré sur Man Repeller, et librement inspiré de l'article d'Amelia Diamond







