Les erreurs écolo qu’on fait toustes (et quoi faire à la place)
Oui, même Greta (avant)
Déjà, merci d’avoir ouvert cet article. Il faut un joli mix de courage et d’humilité pour reconnaître ses erreurs, surtout quand on pense déjà faire du mieux qu’on peut chaque jour. On n’est pas venues ici pour vous juger ok ? Juste pour remplacer les ptis couacs souvent hérités du greenwashing #notyourfault par des solutions qui feront kiffer votre engagement et la planète. Lessssgo.
Mettre du beurre et de l'huile de coco partout
Ami·e vegan et DIYeur·se de produits de beauté, si vous utilisez du beurre de coco dans vos recettes pour remplacer le beurre animal, ou dans vos cosmétiques pour maîtriser la compo de ce que vous mettez sur votre peau, c’est mieux, bravo, mais c’est pas le mieux, sorry. Le problème de l’huile et du beurre de coco, c’est sa provenance. Et oui : les cocotiers ne poussant pas encore chez nous (vivement le réchauffement climatique #pasdrole), le transport de cette petite douceur alourdit considérablement son bilan carbone.
Ce qu’on vous conseille plutôt : digger dans les huiles végétales made in France qui sont nombreuses et affichent des propriétés canon. Pour la cuisine : rien de meilleur en termes de qualités nutritives que l’huile de colza, tout bêtement. Si c’est recette sucrée au menu, foncez sur l’huile de noix ou noisette, ou l’huile neutre de pépin de raisin en cas d'allergie aux fruits à coque. Pour la peau : huile de noisette (parfaite pour les peaux grasses), de bourrache (idéale pour les peaux sèches), ou encore de chanvre, de mirabelle et de prune.
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Être un peu trop zélé·e sur le recyclage
Le tri sélectif porte bien son nom : pour bien recycler, il faut d’abord apprendre à trier ce qui se recycle. On aimerait toustes apaiser notre conscience en imaginant que les petits lutins du recyclage transformeront n’importe quel morceau de plastique qu’on leur met dans la poubelle jaune en nouvelle bouteille de jus de raisin… Mais la vérité c’est - qu’il vaut mieux acheter du jus de raisin dans des bouteilles en verre - que les moyens techniques de la France n’atteignent pas encore le niveau de vos attentes.
Ce qu’on vous conseille plutôt : si vous êtes perdu·e entre les pots de yaourts, les bouteilles de shampooing et le polystyrène, c’est totalement normal : les matériaux à recycler changent d’une commune à l’autre, et parfois même d’un arrondissement à l’autre. Pour être sûr·e de ne plus vous tromper, un coup de fil à la mairie will do. Et dites-vous aussi que moins vous achetez de plastique, moins vous vous casserez la tête pour savoir comment le trier ;).
Eteindre le chauffage en sortant de chez soi et le rallumer en rentrant
Alors bon… Ça partait franchement d’une bonne intention, ne pas gaspiller de l’électricité quand on n’est pas là, toussa, sauf que… Relancer le chauffage en rentrant = consommer 2x plus d’électricité. C’est le principe de l’inertie thermique : il faut une grande quantité d’énergie pour faire démarrer une machine qui produit de la chaleur, mais une fois qu’elle est lancée, la gestion de la température lui demandera moins d’efforts, et donc moins d’électricité.
Ce qu’on vous conseille plutôt : baissez votre chauffage quand vous partez, et remontez la température le soir pour profiter de l’inertie sans surconsommer.
Faire tourner la machine à laver en cycle court
Certes, on est sur un méga gain de temps, mais clairement pas de ressources comme on pourrait le croire, au contraire. Les cycles courts consomment beaucoup plus d’énergie que les cycles de lavage normaux, puisqu’ils doivent faire le même taff en moins de temps (un peu comme si vous construisez une maison en 5 semaines plutôt qu’en 1 an : c’est possible, mais il vous faudra 10x plus de personnes, aka d’énergie).
Ce qu’on vous conseille plutôt : baisser la température de votre cycle. A 30-40°, vos vêtements seront toujours aussi propres, et leur tissu protégé en prime. Et en cas de grosse tâche : on sort l’huile de coude et on frotte un peu avant ;).
Utiliser des sacs biodégradables
Qui a dit greenwashing ? ☝️ Les sacs de supermarché qu’on nous vend comme étant biodégradables, à base d’amidon de maïs, de fécule de pomme de terre et on en passe, demandent une énorme quantité d’eau et d’énergie pour être fabriqués. Mais surtout : beaucoup sont encore fabriqués à base de pétrole (60% suivant les lois françaises). Et même entièrement synthétisés à partir de biomasse (c’est-à-dire de matières végétales), ils restent composés de résine plastique qui ne se biodégrade pas (ou alors avec beaucoup beaucoup de temps), notamment si elle échoue, comme c’est souvent le cas, dans les océans qui ne réunissent pas du tout les mêmes conditions qu’en laboratoire quand elle est testée pour être approuvée.
Ce qu’on vous conseille plutôt : des sacs réutilisables en coton bio non traité. Des totes bags mais aussi des sacs à vrac pour mettre vos fruits et légumes.
Acheter une liseuse pour éviter de consommer du papier
C’est vrai que le livre n’est pas l’objet le plus écolo, mais un outil technologique pèse bien plus lourd dans la balance de l’épuisement des ressources. Pour construire une liseuse, il faut beaucoup de composants, de métaux (parfois rares), de plastique, de verre… Certes, vous allez pouvoir lire beaucoup de livres sur votre liseuse, mais il faudrait à peu près 10 de lecture assidue à raison d’une vingtaine de livres par an pour amortir le coût écologique de votre tablette par rapport à l’achat de livres. Et clairement, au bout de 10 ans vous en serez sûrement à votre 4ème liseuse #obsolescenceprogrammée.
Ce qu’on vous conseille plutôt : achetez vos livres d’occasion ! Ou organisez une bibliothèque de prêt entre potes ou à votre bureau, avec un petit Google Sheet facile à gérer pour les emprunts et les retours. Et n’hésitez pas à vous faire plaisir en achetant les dernières sorties chez votre libraire de quartier. Les faire vivre, c’est aussi repousser les ravages écologiques des usines de célèbres marketplaces.







