Les vraies questions à se poser avant d'adopter un animal de compagnie
Miaou ?
Jacquemus et Toutou, Angèle et Pépette, Karl Lagerfeld et Choupette, Kourtney Kardashian et Charli… C’est comme si le monde entier (ou au moins Instagram) vous poussait dans les poils d’un bébé cœur à truffe (NON MAIS CHOUF CETTE TRUUUUUFFE). On fait quoi du coup ? On adopte sur un coup de tête ? Ahem. Les bonnes questions d’abord.
Est-ce que je suis prête à modifier mon rythme de vie ?
On ne vous dira pas qu’adopter un animal est exactement la même qu’adopter un enfant, CEPENDANT, parlons similitudes. Un animal ne peut pas vous attendre patiemment toute la journée pendant que vous la prolongez par une expo le mercredi, un verre le jeudi, un ciné le vendredi et un resto le samedi.
Vous devez être présente, et accorder du temps de qualité à votre petite bête. Si vous ne pensez pas pouvoir rogner sur votre social life, c’est que vous n’êtes pas prête tout de suite à accueillir un nouvel être dans votre quotidien. On n’a rien sans concession.
Quels sont mes projets pour le futur ?
Est-ce que vous envisagez de partir vivre à l’étranger dans 2 ans ? De quitter votre jardin à la campagne pour un appartement en ville, ou votre grand appart pour une tiny house à 58 km du premier véto ? De vous installer en coloc avec un ou une pote potentiellement allergique ? De vous lancer dans un tour du monde en sac à dos ?
Toutes ces questions, il va falloir vous les poser, parce que vos projets de vie impacteront votre futur animal, et l’animal que vous choisirez d’adopter. Si vous cravez pour un Samoyède mais que vous prévoyez un trip de 3 mois en Jamaïque, bon… Le trip d’abord, le Samoyède et la sédentarisation dans un climat pas trop chaud ensuite.
Est-ce que j’ai le budget ?
Il y a le budget auquel vous aviez déjà pensé : le coût de l’adoption (aka la donation à la SPA ou à un autre refuge, environ 200 €), l’achat du matériel (la caisse/cage/vivarium, les jouets, la litière, le sac de transport, les gamelles…) et les dépenses récurrente (la nourriture, la litière), les premiers soins (castration, vaccination)...
Et puis il y a le budget imprévu : les rdv véto (ouch), les médoc en cas de maladie ou suivi d’opération, la nourriture à adapter en cas de problème digestifs (plus courants qu’on ne le croit), le toilettage, les rouleaux à poils, le baby-sitting pendant les vacances… Bref : il faut avoir quelques billets sous le matelas pour ne pas se retrouver dans la galère soi-même, ou laisser son animal dans la sienne.
Est-ce que je connais les besoins réels de l’animal que j’envisage d’adopter ?
Est-ce que vous saviez que les poissons rouges mourraient très vite parce qu’ils s’adaptent à la taille de leur aquarium et ne peuvent pas grandir dans les petites sphères qu’on leur fournit habituellement ? Que les chinchillas avaient besoin de prendre des bains de poussière ? Que les chats vivaient (VRAIMENT) la nuit et faisaient leurs griffes non pas pour vous tester mais parce que c’est un besoin physiologique ?
Avant d’adopter une bestiole, il faut connaître la-dite bestiole sur le bout des patounes. On pense souvent avoir assez de connaissances #çavacestunchien, mais il y a quantité de détails non transmis par la conscience collective.
Jusqu’à quel âge j’aurai cet animal s’il vit en bonne santé ?
Vous avez déjà imaginé à quoi ressemblerait votre vie dans 15 ans ? Et bien si vous adoptez un chachou ou un toutou (au hasard), vous pouvez ajouter quelqu’un au tableau. Si vous avez de la chance, votre animal vous accompagnera de nombreuses années, et c’est une chose à laquelle il faut penser, car votre vie va sûrement évoluer.
Il faut que l’adoption d’un animal corresponde à vos plans futurs. Et si un engagement sur 15 ans de vie commune vous donne le vertige, mieux vaut y réfléchir à deux fois.
Pourquoi j’ai envie d’adopter un animal ?
Adopter un animal c’est stylé, mais adopter un animal parce qu’on trouve que ça donne du style, beaucoup moins. Si vous souhaitez adopter parce que vous vous sentez assez bien dans votre vie pour donner de l’amour à un autre petit être, si vous êtes passionnée par cet animal et que vous savez que vous pouvez lui donner le meilleur, ou si vous avez envie de secourir une petite bête abandonnée, vous avez de bonnes raisons.
Si vous vous sentez seule, que vous avez besoin d’un support émotionnel, il faut se sentir prête à donner ce que vous recevrez, et surtout vous demander si c’est la meilleure solution. Souvent, mieux vaut prendre soin de soi first. Adopter un animal peut être thérapeutique, mais ne remplace pas une vraie thérapie.







