Le métavers, c’est quoi ?

 

Né de la contraction de Méta (aka “au-delà”) et univers, le métavers est un monde virtuel. Le principe, c’est qu’on peut y vivre notre vie sous forme d’avatar. A la base, le métavers a été imaginé dans la science-fiction des 90’s puis a pris vie avec le jeu Second Life qui, après un pic de popularité dans les années 2000, a peu à peu été délaissé.

 

Mais depuis l’année dernière, Mark Zuckerberg, le boss de Meta (ex-Facebook) mise à fond dessus. Pour lui, c’est l’avenir d’Internet, dans lequel on pourra interagir avec le monde entier mais surtout vendre et acheter Il a notamment investi des milliards de dollars dans le développement d’Horizon Worlds, le monde virtuel de Meta. Et Zuck n’est pas le seul : Epic Games, l’éditeur du jeu Fortnite, Microsoft ou encore Apple se lancent aussi dans le game.

 

 

Nouvel eldorado mode

 

Les marques ont aussi flairé le bon plan : Balenciaga a récemment proposé des looks virtuels sur Fortnite ; Gucci, Ralph Lauren ou Nike ont créé leur propre espace d’expériences et de boutiques en ligne sur le métavers Roblox ; et Balmain a lancé une collection de NFTs de sa collab avec Barbie.

Mais le luxe n’est pas le seul à s’intéresser au métavers pour nous embarquer ailleurs. Assister à un concert virtuel avec des vrai·es chanteur·ses sur Fortnite est devenu easy – coucou Aya Nakamura –, presque autant que d’acheter une parcelle dans jeu vidéo ou d’investir dans une paire de basket avec pour seul but de la revendre avec des bénef’ (coucou MoonKicks). Sans oublier les célébrités qui en sont totalement fans comme Paris Hilton qui a créé son propre univers parallèle, ou Snoop Dog qui collectionne les NFTs.

 

 

Et le bail des NFT justement ?

 

Dans le métavers, on retrouve aussi les non-fungible tokens, aka des certificats de propriété pour des créations numériques comme des vidéos, des memes, des gifs ou encore des chansons qu’on achète avec des cryptomonnaies. Ces transactions sont enregistrées sur la blockchain – une sorte de bloc note géant auquel tout le monde peut accéder dont on vous parlait ici.

 

Les NFTs ont pris de l’ampleur en 2021 quand Jack Dorsey, le co-fondateur de Twitter, a vendu son premier tweet pour 2,9 millions de dollars. Et depuis, le marché a explosé : en un an, près de 41 milliards de dollars ont été dépensés en NFTs, presque autant que les 65 milliards du marché de l’art.

 

 

Est-ce que ça doit nous faire flipper ?

 

Se dire qu’on pourrait vivre sans bouger de notre canap’ peut faire peur. Mais si pour certain·es, le métavers est l’évolution normale d’Internet, son adoption par toustes n’est pas sûre. Primo, parce que pour le moment, on a besoin d’équipement - casque de réalité virtuelle, etc. – pour y accéder, et que si c’est trop compliqué ou trop cher on lâchera vite l’affaire.

Deusio, la pollution créée par les milliards de données stockées dans le cloud pose question. Tout comme le fait de délaisser une planète à l’agonie pour investir toute son énergie et son argent dans un monde virtuel. Mais même s’ils restent encore rares, des projets à vocation humanitaire comme Built With Bitcoin ou Kivéclair voient le jour, preuve que ces univers parallèles peuvent aussi donner lieu à des initiatives qui ont du sens.
 

En tout cas, même tout indique qu’on n’y échappera pas, rien ne dit que ce sera notre seule réalité. D’ailleurs, c’était pas le moment de déconnecter ?

 

Olivia Sorrel-Dejerine