Toutes les infos que vous avez (peut-être) loupées au mois de juin
Flash info pas boring
Comme d’hab, on n’aura pas le temps de passer sur toute l’actu du mois (qui a littéralement l’air d’avoir duré 75 jours), donc ci-joint un récap’ des temps forts du mois de juin avec quelques bonnes nouvelles (quand même <3). PMA pour toutes, #FreeBritney, Valérie Bacot, affaire Mila et plans culture de ouf : bienvenue dans le flash info pas boring du mois de juin !
#1 : La minute c’est pas trop tôt : PMA pour toutes, c’est ti-par !
8 ans. C’est le temps qui s’est écoulé depuis 2013, aka depuis la promulgation de la loi “Mariage pour Tous”, dans laquelle la PMA pour toutes devait être incluse avant d’être finalement retirée (cimer la Manif pour Tous et consorts).
Le 29 juin est donc un jour à marquer d’une pierre blanche, puisque l’Assemblée Nationale a définitivement voté l’accès à la PMA pour les couples lesbiens et les femmes seules - et que les procédures pourront être ouvertes dès cet été, selon Olivier Véran. Oui, on peut balancer les confettis en mode pride, puisque ce vote est le fruit de décennies de luttes et de 8 ans de débats houleux dans les hémicycles de pouvoir.
Seule ombre au tableau (et pas des moindres) : la question de la PMA pour les hommes trans, qui devra faire l’objet d’une autre bataille politique qu’on espère ne pas être aussi longue et laborieuse, (VRAIMENT).
#2 : La minute #FreeBritney : il se passe quoi au juste ?
Le mercredi 23 juin, Britney Spears s’est courageusement présentée devant le Tribunal de Los Angeles pour demander la fin de sa mise sous tutelle (une procédure qui la maintient sous l’autorité de son père, Jamie Spears, et d’un tuteur légal) qui dure depuis maintenant 13 ans (oui, vous avez bien lu).
Stérilet posé contre sa volonté avec interdiction de le retirer, mise sous lithium de force (un médoc utilisé dans le traitement des troubles bipolaires), obligation de performer sa tournée Piece of Me sous peine de poursuite de la part de son manager... "J'ai dit au monde entier que j'étais heureuse et ok. Je suis traumatisée, je ne suis pas heureuse, je ne dors plus".
Un témoignage bouleversant et nécessaire qui fait grandement écho aux traitements horribles que subissent les femmes avec un handicap physique ou psy. Car le cas de Britney n’est pas une exception : aux États-Unis, les personnes handicapées peuvent être stérilisées ou mises sous contraceptif “de force” et perdent très souvent la garde de leurs enfants - entre autres atrocités validistes, comme le raconte très bien ce post du compte @feminist (en anglais).
L’occasion donc de rappeler que le mouvement #FreeBritney se situe à l’intersection de plusieurs pans de la lutte féministe : au milieu d’une débâcle de sexisme, de jugements incessants sur la question de la maternité, et de grossophobie acharnée… On retrouve aussi un validisme et une psychophobie d’état effarantes qui légitiment le traitement déplorable réservé aux personnes qui souffrent d’un handicap. La lutte continue.
#3 : La minute justice : liberté pour Valérie Bacot
Valérie Bacot est libre. Rien que d’écrire ces mots, on se sent un peu mieux, et on se dit (surtout) qu’il y a peut-être une justice. Car après avoir tué l'homme qui l'a battue (SVP, la presse, stop dire “son mari”, merci), contrainte à la prostitution et violée pendant 25 ans, elle risquait la prison à perpétuité.
Mais le 26 juin, après que le ministère public ait demandé la clémence et une condamnation sans réincarcération tenant compte du fait qu'elle était une victime, la cour d'assise a rendu son verdict : Valérie Bacot est condamnée à une peine symbolique de 4 ans de prison (dont 3 avec sursis). Elle est donc repartie libre de son procès et a pu retrouver ses 4 enfants dont elle était séparée depuis un an. En sortant du tribunal, elle a déclaré : "C'est un nouveau combat qui commence maintenant, pour toutes les autres femmes et toutes les maltraitances."
L’occasion pour nous d’envoyer notre soutien, nos poings levés et notre amour militant à Valérie Bacot et à toutes celles qui ont vécu un enfer similaire (poke Jacqueline Sauvage) <3.
#4 : La minute casse-tête : affaire Mila et cyberharcèlement
Limite, on aurait préféré ne pas en parler. Mais vu les proportions qu'a pris cette affaire, on a eu envie de vous donner quelques billes pour que vous puissiez vous en faire une idée. Alors l’affaire Mila, qu’est-ce que c’est ?
Tout commence en janvier 2020, quand Mila, une lycéenne de 20 ans, poste sur Instagram une vidéo dans laquelle elle répand des propos islamophobes et racistes. Affreux, évidemment. La suite ? Une déferlante de cyberharcèlement s’abat sur elle. Un harcèlement qui n’est évidemment pas étranger (du tout, du tout) au fait qu’elle soit une femme, féministe qui plus est, mais aussi lesbienne.
Seulement voilà. Comment prendre position politiquement pour défendre une féministe qui elle-même a tenu des propos qui incitent à la haine ? Évidemment, qu’on n’a pas envie que des militant·es se fassent trasher sur le net. Mais on n’a pas non plus envie de soutenir publiquement des militant·es qui trashent une communauté extrêmement stigmatisée en France. Bref : tout le Mila-gate est là. Mais qu’est-ce qui se cache là-dessous ?
Déjà, comme le souligne Lauren Bastide, Mila est une des rares femmes à bénéficier d’une aussi large couverture médiatique et d’un soutien de la presse généraliste (on attend encore le même soutien pour Alice Coffin ou Rokhaya Diallo…).
Ensuite, il faut bien capter que si l’affaire Mila déchaîne autant les foules, c’est précisément parce que celleux qui prennent position en sa faveur ont tendance à être d’accord avec ses propos islamophobes (et pas forcément à se positionner contre le cyberharcèlement). Elle a toujours bon dos la liberté d’expression, quand il s’agit de légitimer des propos “anti-islamo-gauchisme”… #récupération
Bref, c’est tout simple : oui, on est contre le cyberharcèlement. Non, ce n’est absolument pas juste ni normal que cette jeune femme s’en prenne autant plein la gueule. Non, on ne peut pas nier qu’il s’agit là d’une question féministe. Mais ce n’est ni normal ni acceptable non plus de contribuer à la déferlante de haine qui s’abat contre les personnes racisées et la communauté musulmane en France. Voilà.
Pour plus de lecture sur le procès contre ses cyber-harceleurs et l’affaire en général, on vous donne RDV par ici. Et pour plus de détails et d’arguments pour en finir avec celleux qui vous disent “nianinia puisque t’es féministe, pourquoi tu soutiens pas Mila ?”, on vous donne rendez-vous sur cet excellent et parfait post Insta de Lauren Bastide. Mic drop.
#5 : La minute politique : élections régionales et départementales : un fiasco total ?
Bon. On en parle ou pas, de ce désaveu politique majeur qu’ont été les élections régionales et départementales ?
Déjà, il faut dire que c’est bien facile de tacler les abstentionnistes (coucou le taux de 87% d’abstention chez les jeunes) en mode “toujours là pour gueuler mais quand faut aller dans les urnes, y a plus personne”. Disons que c’est beaucoup plus compliqué que ça (#àpeine).
Comment vous dire que quand des centaines de millions de personnes se déplacent dans les rues toute la fckn année pour manifester contre le racisme, pour la lutte climatique, féministe, contre les lois liberticides, contre la montée de l’extrême droite, pour les droits des personnes LGBTQI+... Et qu’il n’y a personne dans les urnes, c’est qu’il y a un problème ? Comment on l’a souvent lu ces derniers temps : “Ce n’est pas parce que les gens ne votent pas que la démocratie est en crise, c’est parce que la démocratie est en crise que les gens ne votent pas.”
On espère sincèrement que l’engagement citoyen sera bien plus fort pour les Présidentielles de 2022, évidemment (!), mais on avait aussi envie de vous donner une autre manière de regarder la situation que du shaming-premier-degré. Car au premier tour des Régionales en 1986, le taux d'abstention était de 25,2%. Aujourd’hui ? 67,5%. Ouaip, vous avez bien lu.
Alors qu’est-ce qui a changé ? Des réponses en barres de rire et en militantisme avec ces deux chroniques géniales : celle de Waly Dia sur France Inter, et celle d’Élodie Arnould sur Insta. De notre côté on vous donnera RDV d’ici les présidentielles pour en discuter, ouvrir le débat, et voir ce qu’on peut faire (ou pas)... :)
#6 : La minute ça fait peur : à (l’extrême) droite, toute !
On ne sait pas par où (re)commencer.
La vidéo horrible de Papacito qui donnait des idées très concrètes pour tuer des militant·es d’extrême gauche ? La gifle de Macron par un jeune royaliste que la presse a qualifié de jeune paumé (coucou l’invisibilisation du sujet) ? La grève chez Europe 1 et la censure d’une de leurs chroniqueuses qui voulait faire une blague sur Zemmour à l’occasion de la fête des pères (oui, vous avez bien lu) ? La rave party de Redon qui s’est soldée par une débâcle de grenades lacrymo et de tirs de LBD au cours de laquelle un jeune homme a été mutilé à vie ? Les gazages et matraquages policiers le soir de la fête de la musique et après la victoire de la France à l’Euro de football la semaine dernière ? La manif’ des syndicats policiers où l’on a entendu cette inquiétante punchline : “le problème de la police, c’est la Justice” (???) ?
Wah. Okkkk le monde. Okkkkk la vie politique française. Ça va, on n’vous dérange pas trop ? Pas trop l’impression d’être en roue libre complet ? Parce que franchement, quand on regarde l’actualité du mois de juin, on se demande presque comment tout ça a pu arriver en 30 jours.
On ne sait pas trop quoi vous en dire à part que les bras nous en tombent alors voici quelques contenus engagés et rigolos (oui, c’est important) pour reprendre le sujet par le fond :
La chronique de Meurice sur la candidature de Zemmour en 2022
Le Ouvrez les Guillemets sur la gifle de Macron
La chronique de Waly Dia sur la gifle de Macron et la vie politique française
Le dossier de Mediapart sur la montée de l’extrême-droite en France
#7 : La minute astro : coucou et bisous au pays du Cancer
Comment vont les astres ? Eh bah pas si mal : fin de Mercure Rétrograde (youpi), solstice d’été et début de la saison du Cancer : on donne le coup d’envoi de l’été avec ces trois événements qui font plaisir au moral.
À part ça ? Eh bien Vénus (la planète du love, grosso modo) est entrée en Lion depuis le 27 juin : passion, générosité et flamboyance au menu de vos summer crushs <3. De quoi bien se lâcher avant son entrée en Vierge à la fin du mois (le 21), qui promet de vous secouer le cocotier en mode “pensons long-terme”.
Pour retrouver votre horoscope du mois, c’est par ici. Et pour vous faire une petite idée sur l’impression que vous faites aux autres selon votre signe astro, c’est par lààà.
#8 : La minute culture : paré·es pour l’été
Meilleure collab’ de l’été (oui, on a déjà voté) : Ichon & Yseult qui s’associent dans un son et un clip blindé d’amour, aka Mélange. Ça sent le déhanché à plein nez.
Côté binge, on vous recommande muy chaleureusement la saison 2 de la géniale série d’Océan, En Infiltré·e·s, accessible gratuitement et en intégralité sur France TV Slash.
Côté turfu, le livre tiré du podcast Le Coeur sur la Table va débarquer dans nos vies et nos amours dès la rentrée : il est accessible en précommande par ici (jamais trop tôt ni trop groupie, hihi).
Plus d’un an que les clubs et boîtes de nuit sont fermées. Alors, oui, il y a les open air, où on peut danser discrètement le nez dans son verre et la main dans un pot de houmous. Mais pour repenser à nos nuits folles et se préparer pour la réouverture officielle des clubs le 9 juillet, on vous recommande Quand tu clubbais - un podcast qui célèbre nos nuits de fête en attendant qu’elles reviennent.
Des idées de livres pour bien finir le mois ? On vous remet notre read-list écolo-engagée juste ici. Stay tuned, une méga read-list de l’été est en préparation pour vous aider à faire vos valises.
Enfin, bonne nouvelle plus cul que culturelle : on lance notre Courrier du Cul avec la géniale Léa aka @mercibeaucul, la papesse du sexe conscient et épanoui. Elle répondra à vos questions les plus intimes, perchées et osées tout l’été alors à vos crayons boîtes mail, écrivez-nous sur [email protected] ou via nos DM Insta (c’est anonyme, bienveillant et stylé, promis).







