Pourquoi on a dit « oui »

 

1) Par lâcheté

Admettez-le : accepter, c’est souvent la solution de facilité. Pas besoin de se justifier, pas besoin d’affronter un regard étonné voire désapprobateur, pas besoin de se poser la question : en ai-je vraiment envie ? Juste « oui », et la vie suit son cours, avec ou sans votre accord intérieur.

 

2) Par insécurité

Vous savez que vous ne pouvez pas être aimée par tout le monde. Quelque part en tous cas, vous le savez. De là à l’accepter, il y a un pas gouffre. Donc quand vient le moment de vous affirmer, d’avoir un comportement différent de celui qu’on attend de vous, ben… au fond, si un « oui » docile peut vous attirer de la sympathie, pourquoi se priver, hein.

 

3) Parce qu’on est des moutons

Et que dire « non », c’est la meilleure façon de sortir du troupeau. « Non, les sorties en boîte c’est pas mon truc, je préfère rentrer chez moi. » « Non, je bois pas d’alcool, t’as pas du jus d’orange ? » « Non, déso, ton asso est géniale mais je suis pas du tout sensible à la cause animale. » WEIRDOOOO. Vous le sentez, le petit animal social au fond de vous en train de sonner l’alarme ? « Dis oui, sors, bois, adhère, si tu continues à dire non on va se retrouver tous seuls !!! »

 

Maintenant qu’on a bien en tête toutes les (mauvaises) bonnes raisons de dire « oui », apprenons à faire l’inverse.

Pourquoi et comment on dira « non » la prochaine fois

 

1) Pour éviter les regrets

Même s’ils nous épargnent quelques soucis (cf. ci-dessus), les demi-« oui » ne sont pas indolores pour autant. Entre la soirée malaisante passée à jouer les piliers de bar, ce verre avalé en grimaçant ou cette carte d’asso à laquelle vous ne croyez pas, vous ne faites au final qu’échanger un problème pour un autre. Pire.

 

To do : prenez du recul. Vos proches ou vos collègues ne vous aimeront pas moins pour avoir été vous-même, en revanche, une fois l’engrenage enclenché, il deviendra de plus en plus difficile de vous dédire sans les blesser.

 

2) Pour préserver notre liberté

Dire « non », c’est souvent gagner du temps. Du TEMPS, vous savez, cette donnée si précieuse qu’on a tous en quantité limitée. La prochaine fois qu'un refus de 10 secondes peut vous épargner 3h de solitude, 1 journée voire 3 mois (au travail), réfléchissez-y donc à deux fois.

 

To do : ne vous justifiez pas. Vous avez le droit de faire vos propres choix, alors ne commencez pas à débattre du pourquoi du comment. Si la personne en face de vous tente de négocier, écoutez-la calmement pour montrer que vous comprenez son point de vue, mais restez claire et ferme sur le vôtre.

 

3) Pour que nos « oui » soient de vrais « oui »

À force de tout accepter, le risque est aussi d’oublier ce qu’on veut vraiment. Plutôt que de suivre l’agenda des autres, dire « non » vous permet d’affirmer vos propres besoins… et de mieux les connaître. Coup de boost garanti pour la confiance en soi.

 

To do : proposez une alternative. Plutôt qu’un « non » sec, tentez le « Non, mais » : « Non, mais on pourrait faire ça à la place. » « Non aujourd’hui, mais peut-être la prochaine fois. » « Non, sauf si on change ça et ça ». Et hop, vous reprenez le contrôle.