Vraie question : pourquoi est-ce qu'on stalke ?
Confessions nocturnes
Menu Maxi Best Of Été 2021. Pendant tout le mois d'août, on republie nos articles les plus canon des années précédentes : mode, beauté, self care, astro, recettes, idées d'activités... Quand on aime, autant se faire kiffer plus d’une fois. Summer mood.
Jeudi soir normal. Des baguettes chinoises à la main, votre téléphone dans l’autre, vous chantonnez du Angèle en vous promenant sur Insta. Vous ne savez plus bien comment (mais si) vous échouez sur le profil de votre ex. Pas de bol : il-elle s’est maqué-e, c’est officiel. QUE FAIRE ? Réponse (peut-être) dans cet article.
Le stalking - ou traque furtive en français (so flippant) - est une pratique illégale dans la vraie vie mais aucune loi n’empêche qui que ce soit de s’envoyer l’intégralité du feed Instagram de son prochain. Comme la figure du stalker n’est pas toujours aussi flippante que celle incarnée par Penn Bradgley dans la série You on vous donne deux-trois pistes pour réfléchir aux raisons qui nous poussent à faire - à notre échelle - des sortes de missions d’espionnage.
#1 Parce que la rupture
C’est dur. Un deuil, en fait, à ce qu’en dit le psychanalyste Michaël Stora. Vous stalkez constamment votre ex sur les réseaux au risque de vous perdre dans les méandres de ses nouvelles fréquentations ?
Il se peut (spoiler) que vous ne soyez pas franchement guérie. Voire même que vous refusiez quelque part d’accepter tout à fait la rupture, en comblant vos vides et questions à travers le visionnage frénétique de ses posts de vacances à l’Île-de-Ré. Ceci est ce qu’on appelle en 2019 un comportement à risques.
#2 Parce que la vie c’est un peu Game of Thrones
Et qu’elle existe bel et bien, la tentation de grapiller deux-trois infos sur cette personne croisée à un concert ou dans une soirée entre potes. Ou sur cette autre qui vous propose un boulot par mail et dont vous espionnez le LinkedIn. Ce qu’il y a d’embêtant là-dedans c’est la manière dont ça nous pousse à “adhérer de manière pathologique à une personne”, comme l'indique Michaël Stora à Brut. En gros, d’explorer ses goûts, sa vie, pour créer des conditions propices à l’échange. Quitte à minorer ses propres besoins et intérêts. Et en enlevant du même coup un peu de la magie de la “rencontre”.
#3 Parce que les relations humaines
C’est compliqué. Imaginez une rupture entre deux Instagrammers compulsifs : ne se met-il pas parfois en place une espèce de guerre chelou du “je vais bien, je vais mieux que toi". La théorie c’est que le stalking nous rend un peu tous sados-masos : on s’inflige les images des autres comme on se repasserait en boucle la pire partie d’un film. Bref : on refuse d’avancer, et quelque part, on a un peu envie de souffrir. Aussi. Quand même.
#4 Parce que les outils numériques
On vit dans une époque où un message resté non-lu peut devenir un drame. Dans ce contexte, l’outil génial qu’est le réseau social tend aussi quelque part à nous rendre constamment - du moins, en apparence - disponible aux autres, et vice versa. Alors c’est parfois rageant de les voir là, tout près, EN LIGNE (!), et d’accepter de ne pas avoir de prise sur une situation ou une personne qui semble pourtant disponible.
Pour conclure, (et méditer), on vous laisse avec le titre qui, déjà en 2007, avait su présager du caractère problématique du stalking dans les relations de couple : les indétrônables Confessions Nocturnes de Diam's et Vitaa. Mais si.







